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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 12:15


 

            Fille de Berthaire, roi de Thuringe, Radegonde est née à Erfurt au milieu du VI ème siècle. Son oncle, Hermenfroy assassine son père, mais se fait battre par Clotaire 1er, roi de Soissons.

            Celui-ci emmène comme otage la jeune Radegonde alors âgée de dix ans, ainsi que son frère. Clotaire fait instruire et baptiser la jeune fille et, ayant perdu sa femme Ingonde, il prend Radegonde pour seconde femme et la comble de bienfaits.

            Elle utilise les libéralités dont la fait bénéficier son mari pour secourir les pauvres et, reine malgré elle, mène une vie de pénitence, d’oraison et d’austérité.

En 555, Clotaire ayant fait assassiner son propre frère qui était son fidèle soutien, Radegonde lui demande la permission de quitter la cour. Les deux époux se séparent alors d’un commun accord et Radegonde, consacrée diaconesse par saint Médard, évêque de Soissons, se retire à Saix, aux confins de la Touraine et du Poitou, dans une villa que lui offre Clotaire.

            Avant de mourir, Clotaire lui construit en 561 un monastère à Poitiers où affluent bientôt de nombreuses religieuses. En 569, lorsque l’empereur de Constantinople lui fait don d’un fragment conséquent de la Croix du Christ, le monastère prend le nom de Sainte-Croix. Pour accueillir la précieuse relique, saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers compose son célèbre « Vexilla Regis », recueil d’hymnes en l’honneur de la sainte Croix.

            Radegonde vit à l’abbaye de Sainte-Croix en compagnie de quelque deux cents religieuses issues de la noblesse franque jusqu’à sa mort. Renonçant à exercer elle-même la charge d’abbesse, elle confie cette mission à sa meilleure amie, Agnès, et se contente d’accomplir les plus humbles tâches.

            Sa sainteté, son intelligence, son charme et sa sagesse conduisent les princes francs à la prendre à plusieurs reprises comme arbitre dans leurs querelles. Elle meurt le 13 août 587 et elle est ensevelie dans l’église qu’elle avait commencée de faire construire sous le vocable de Sainte-Marie-hors-les-Murs et qui porte aujourd’hui son nom. Ses funérailles sont présidées par saint Grégoire de Tours accompagné de saint Venance Fortunat.

Le livre des Bannières Tome I p. 188 Association pour le XV ème centenaire de la France

 

Sainte Radegonde, reine des Francs puis moniale à Poitiers, ville dont elle est patronne (520-587)

 

            La reine fonda à Poitiers un monastère consacré à la Vierge, mais il se nomma Sainte-Croix après la réception d’une relique de la Vraie Croix. C’est en l’honneur de l’arrivée à Poitiers de cette insigne relique, envoyée de Byzance par l’empereur Justin II, que le futur évêque de Poitiers et l’ami de sainte Radegonde, saint Venance Fortunat, composa le Vexilla Regis prodeunt et le Pange lingua gloriosi (569). Léon XIII a fait couronner sainte Radegonde « mère de la patrie française » (14 août 1887).

 

Petit historique de la dévotion à sainte Radegonde

 

O R I G I N E : Radegonde, princesse de Thuringe, fut donnée en mariage à Clotaire, roi des Francs. Elle décida de se consacrer à Dieu et quitta la Cour. Vers 557, elle établit un monastère à Poitiers. Elle obtint de l'empereur byzantin Justin une relique de la Croix.

A sa mort, en 587, sainte Radegonde fut inhumée en l'église Sainte-Marie, proche du monastère, qui prit dès lors son nom. Spontanément des pèlerins vinrent prier la sainte sur son tombeau.

Depuis cette date jusqu'à l'époque contemporaine, des récits rapportent des cas de guérison et autres miracles obtenus par l'intercession de sainte Radegonde. Par ailleurs, la communauté des moniales, toujours vivante depuis le sixième siècle, est aujourd'hui installée à 86280 St-Benoît (Abbaye Ste-Croix) et conserve précieusement cette relique.

 

L E S   F E T E S : La renommée de sainte Radegonde dépassa le cadre régional. Les pèlerins étaient aussi bien le peuple de la ville et des campagnes que les corporations, les universitaires ou même la famile royale.

Au Moyen-Age, sainte Radegonde était notamment honorée le 28 février (fête des avoines), le 3 août (fête de l'apparition du Christ à sainte Radegonde), le 13 août (mort de sainte Radegonde), le 25 octobre (entrée de sainte Radegonde à Poitiers et dédicace de l'église), le 19 novembre (réception de la relique de la Croix).

   Au XVe siècle, deux processions en l'honneur de sainte Radegonde étaient particulièrement solennelles.

* Celle du 13 août, à la demande du roi Charles VII, commémorait la délivrance du pays. En effet, le 12 août 1450, veille de la Ste-Radegonde, la ville de Cherbourg, dernière place aux mains des Anglais en Normandie, avait été reprise.

* Le lundi de Pentecôte rappelait le miracle des clefs : après une procession autour de la ville, on plaçait les statues de sainte Radegonde et de saint Hilaire de part et d'autre de celle de la Vierge Marie, à la porte gothique dite de Sainte-Radegonde.

 Au XVIIe siècle, la dévotion fut particulièrement importante. Les processions et les messes en son honneur étaient nombreuses. Traditionnellement, la statue était portée en procession le cinquième dimanche du mois de mars.

 Au XIXe siècle, le pèlerinage de sainte Radegonde connut une nouvelle vitalité. Associé à celui de Lourdes, grâce au chemin de fer, il permit à des pèlerins de toute la France, mais aussi d'Allemagne ou de Belgique, de venir prier au tombeau de sainte Radegonde pour lui demander des guérisons. Les maisons étaient pavoisées, les rues illuminées et fleuries. Les ex-voto placés dans l'église témoignent de cette fidélité au culte de sainte Radegonde.

 

A U J O U R D ' H U I : Sainte Radegonde est toujours vénérée à Poitiers. De nombreux pèlerins viennent toute l'année, à titre individuel ou en groupes. La fête d'août accueille beaucoup de pèlerins de passage, celle de février a un caractère plus paroissial.

Le pèlerinage du 28 mars 2004 s'enracine donc dans une tradition. Ce jour-là, les paroissiens et tous ceux qui prient sainte Radegonde vont se rendre de son tombeau au monastère Sainte-Croix porter aux moniales les intentions déposées par les pèlerins. En marche vers Pâques, sortant de leur église et se dirigeant vers la Croix, ils veulent témoigner de leur foi et de leur espérance : le Christ est mort et ressuscité pour sauver tous les hommes.

 

Intention de prière à sainte Radegonde

« Sainte Radegonde, vous qui sut si bien trouver les mots qui apaisent les querelles entre les « puissants » et les nations de votre époque, implorer l’Esprit Saint pour ceux qui nous gouvernent aujourd’hui »

 

Invocation : Il est efficient, quand on sollicite l’intercession de Sainte Radegonde contre les ulcères, pour être délivré de la gale et d’une autre maladie de la peau, d’allumer un cierge en son honneur dans une église à Poitiers ou de Tours.

            Pour faire mourir les mouches, on adresse des prières à Ste Radegonde.

 

Vœu de Consécration de la France à la Vierge Marie par le Roi Louis XIII

 

A mon tour, je (...) prie la Mère de Dieu de protéger toujours la France au milieu de tant de périls, menacée qu'elle est de perdre son identité et son être même dans les années à venir. (...) C'est avec confiance que je me tourne vers les Français fidèles afin qu'ils s'unissent à moi dans une fervente prière à Dieu, à la Vierge Marie, à saint Michel, à sainte Jeanne d'Arc, à sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, à saint Louis et à tous les saints des trois dynasties royales pour qu'ils protègent "le Saint Royaume". 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 12:14

 


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez nous.

Jésus-Christ, exaucez nous.

 

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de la France.

Fils rédempteur du monde qui êtes Dieu,

Esprit Saint qui êtes Dieu,

Trinité sainte qui êtes un seul Dieu,

 

Sainte Marie, priez pour la France.

Sainte Mère de Dieu,

Sainte Vierge des vierges,

Mère du Christ,

Sainte Radegonde,

Sainte Radegonde, reine de France,

Sainte Radegonde, l’odange de la Trinité,

Sainte Radegonde, fleur de l’Eglise,

Sainte Radegonde, épouse très pure du céleste époux,

Sainte Radegonde, compagne des anges et des saints,

Sainte Radegonde, parure du ciel,

Sainte Radegonde, amoureuse de la Croix du Christ,

Sainte Radegonde, pierre précieuse du diadème du Christ,

Sainte Radegonde, temple de Dieu et fille du très haut,

Sainte Radegonde, gloire et honneur de notre patrie,

Sainte Radegonde, pierre précieuse de la France,

Sainte Radegonde, vénératrice des reliques des saints,

Sainte Radegonde, modèle des reines,

Sainte Radegonde, mépris des royaumes terrestres,

Sainte Radegonde, fille de naissance royale,

Sainte Radegonde, fille de vraie et grande pénitence,

Sainte Radegonde, exemple de la vie religieuse,

Sainte Radegonde, observation de la règle et du profond silence,

Sainte Radegonde, miroir d’humilité,

Sainte Radegonde, reine de toutes les vertus,

Sainte Radegonde, belle de corps et d’âme,

Sainte Radegonde, patronne de la ville de Poitiers,

Sainte Radegonde, nourriture des pauvres,

Sainte Radegonde, libératrice des prisonniers,

Sainte Radegonde, honorée des visites du Christ, son époux,

Sainte Radegonde, embrasée du feu de l’Amour divin,

Sainte Radegonde, opératrice de grands miracles,

Sainte Radegonde, résurrection des morts,

Sainte Radegonde, blessure des démons,

Sainte Radegonde, ancre de ceux qui sont en mer,

Sainte Radegonde, mère et tige des moniales,

Sainte Radegonde, consolatrice des affligés

 

Qu’il vous plaise de protéger la France, nous vous en prions, écoutez-nous.

Qu’il vous plaise d’être présente et de nous assister au moment de la mort,

Qu’il vous plaise de nous délivrer de toute peste et hérésie,

 

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde,  pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, ayez  pitié de nous.

 

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

 

V. Priez pour nous, Sainte Radegonde,

R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

PRIONS Seigneur, si enclin à pardonner, accordez-nous, nous vous en supplions, d’être continuellement secourus par les prières et les mérites de sainte Radegonde, Reine incomparable, afin que nous expérimentions plus facilement les effets de votre amour et de votre infinie miséricorde qui ne s’épuise jamais. Par Jésus-Christ notre Seigneur qui vit et règne avec vous en l’unité du saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


 

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 12:12

Pour télécharger la vie des Saints des « Petits Bollandistes »

 

Sur Internet :Site : JesusMarie.com

Allez sur la Vie des Saints

Allez sur « Les petits Bollandistes »

Nom du Saint : Ste Radegonde

Titre : Reine de France

Tome : IX

Fête le : 13 août

de la page : p. 492

à la page :

Télécharger :

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 12:10

Manuscrit 250 (136) Bibliothèque municipale, Poitiers

 

 PROLOGUE 

I De notre Rédempteur si riche est la largesse que, par le sexe féminin, il manifeste de fortes victoires, et les femmes au corps plus fragile il les rend glorieuses par la vertu d'un esprit remarquable.

Elles qui ont reçu en naissant la faiblesse, le Christ les fait robustes par la foi, de sorte que, lorsqu'elles sont couronnées pour leurs mérites par Celui qui les a rendues fortes, elles accroissent d'autant la louange de leur Créateur qu'en apparence elles manquent de force : elles ont dans des vases d'argile gardé cachés les trésors du Ciel, et c'est dans leurs entrailles qu'avec ses richesses le Christ, le roi même, habite.

Se laissant mourir au siècle, dans le mépris des biens de la terre, purifiées de la contagion du monde, n'ayant pas confiance dans ce qui glisse, ne s'installant pas dans ce qui passe, cherchant à vivre pour Dieu pour la gloire du Rédempteur, elles sont liées au Paradis.

À ce nombre appartient également celle dont nous allons essayer de rapporter en public, bien que parlant à titre strictement privé, le cours de la vie terrestre, afin que soit célébré dans le monde le souvenir de gloire laissé par celle qui vit avec le Christ.

 

ICI COMMENCE LA VIE DE LA BIENHEUREUSE RADEGONDE

COMPOSÉE PAR SAINT FORTUNAT, ÉVÊQUE DE POITIERS

 

II  La bienheureuse Radegonde était de nation barbare, du pays de Thuringe, elle avait comme grand-père le roi Basin, comme oncle Hermenefrid, comme père le roi Berthaire : pour ce qui touche la grandeur du siècle, elle était certes de race royale', mais, bien que de naissance élevée, elle s'élève bien plus par ses actions.

Elle avait vécu peu de temps avec ses illustres parents quand, dans la tourmente barbare, à la suite de la victoire des Francs et du ravage de son pays, comme la race d'Israël elle dut partir et émigrer de sa patrie.

Surgit alors une querelle entre les vainqueurs eux-mêmes au sujet de la captive : qui obtiendrait dans sa part de butin la royale enfant ?

Et si elle n'avait pas été rendue au terme de cette querelle à ceux par qui elle fut enlevée, les rois auraient pris les armes les uns contre les autres.

Donnée en partage au très haut roi Clotaire, elle fut conduite en Vermandois dans la villa royale d'Athies, et confiée à des gardiens chargés de l'élever.

Entre autres travaux qui convenaient à son sexe, la jeune fille fut formée aux lettres.

Elle parlait souvent avec de tout petits enfants et disait souhaiter devenir martyre, si le hasard des temps s'y prêtait.

Déjà dans l'adolescence, elle révélait alors les mérites de la vieillesse, obtenant en partie ce qu'elle demandait.

En effet, comme l'Église fleurissait en paix, ce fut des gens de sa maison qu'elle eut parfois à endurer la persécution.

Mais déjà adulte, encore d'âge tendre, la jeune fille s'appliquait à distribuer tous le restes de son repas : elle rassemblait de tout petits enfants, à chacun d'eux elle lavait la tête, elle les faisait asseoir, c'était elle-même qui, avec la plus grande humilité, leur versait l'eau sur les mains et, le corps tout en sueur, offrait avec le plus grand soin les coupes à tous et à chacun.

Voici également ce qu'avec Samuel, un tout jeune clerc plein de sens, elle préparait : elle avait fait faire une croix de bois que, derrière elle, les tout petits enfants suivaient modestement en psalmodiant ensemble pour se rendre avec respect à l'oratoire.

Mais, cela fait, nettoyant elle-même avec son vêtement le pavement et recueillant avec un linge la poussière déposée autour de l'autel, elle l'enfouissait à l'extérieur avec respect plutôt que de la laisser tomber.

Et quand le roi Clotaire, avec des apprêts onéreux, voulut la recevoir à Vitry, elle s'enfuit d'Athies de nuit par Beralcha avec quelques personnes.

De là, comme il l'avait fait conduire à Soissons pour l'élever à la dignité de reine, elle évita la pompe royale afin de croître, non pour le siècle, mais pour Dieu au service duquel elle se trouvait, de sorte qu'elle fut enrichie malgré elle de la gloire humaine sans cependant s'éloigner de la grâce. 

 

III Elle épousa donc un prince de la terre, sans cependant être séparée de Celui des Cieux.

Et tant qu'elle eut accès à la puissance du siècle, sa volonté s'inclina plus que ne l'eût permis la dignité.

Toujours soumise à Dieu et suivant les avertissements des prêtres, elle eut le Christ en partage plus qu'elle ne fut liée par le mariage.

Essayons de dévoiler quelques-unes des nombreuses actions qu'elle accomplit en ce temps-là.

Donc unie au prince, craignant de s'éloigner par degrés de Dieu alors qu'elle montait les degrés du monde, elle se voua à l'aumône avec tous les moyens dont elle disposait.

En effet, lui parvenait-il une part quelconque des tributs, de tout ce qui lui revenait, elle avait donné la dîme avant que de l'avoir reçue.

Le reste, elle le distribuait ensuite aux monastères.

Et là où elle ne pouvait se rendre à pied, elle faisait porter ses présents alentour : l'ermite même ne put se dérober à sa munificence.

Ainsi, pour ne pas être écrasée par le fardeau, distribuait-elle tout ce qu'elle avait reçu.

La voix du pauvre ne retentit jamais en vain à ses oreilles, et jamais elle ne passa outre sans l'entendre.

Souvent elle donnait des vêtements, croyant couvrir sous l'habit du pauvre les membres du Christ.

Elle estimait qu'elle avait perdu ce qu'elle n'avait pas donné aux pauvres. 

 

IV L'esprit toujours tendu vers l’œuvre de miséricorde, elle bâtit une maison à Athies.

Après avoir dressé des lits avec soin et rassemblé des femmes indigentes, elle les lave elle-même dans des bains d'eau chaude, soignant les gangrènes de leurs maladies.

Versant aussi de l'eau sur la tête des hommes, elle les lavait elle-même, faisant le service et, pour ceux qu'elle avait d'abord lavés, elle préparait de sa main le breuvage, afin que la boisson qu'ils prenaient soulageât ceux qui étaient épuisés de sueurs.

Ainsi, cette pieuse femme, reine par la naissance et le mariage, maîtresse du palais pour les pauvres se faisait servante.

À table, un peu en cachette, pour que par hasard quelqu'un ne l'apprît, un plat de légumes posé devant elle, au milieu des mets royaux, à l'exemple des trois enfants, elle se délectait de fèves et de lentilles.

Elle s'appliquait avec un zèle attentif au chant de l'office.

Même si elle était assise à table, s'excusant auprès du roi sous quelque prétexte, pour rendre à Dieu son dû, elle se retirait du banquet pour chanter des psaumes au Seigneur et s'enquérait avec attention de la nourriture dont on avait sustenté les pauvres à l'extérieur. 

 

V De même, pendant la nuit, lorsqu'elle était couchée avec le prince, elle demandait à se lever pour une humaine nécessité, sortait de la chambre, se soulageait, puis ayant jeté le cilice à terre, restait si longtemps étendue en prières devant le lieu secret que, brûlante de son seul esprit, elle gisait pénétrée par le froid glacé, comme si toute sa chair eût été déjà morte.

Elle ne s'occupait pas des tourments du corps et, l'esprit tendu vers le paradis, elle tenait pour léger ce qu'elle supportait, pourvu seulement qu'elle ne s'avilît pas aux yeux du Christ.

Revenue dans la chambre, c'était à peine si elle pouvait se réchauffer au foyer ou au lit.

On disait d'elle au roi qu'il avait pour épouse une moniale plutôt qu'une reine.

Aussi le roi en était-il irrité, car il était très dur pour le bien.

Mis elle pour une part le calmait et pour une autre aussi supportait discrètement les disputes provoquées par son époux. 

 

VI Pour les jours de carême, qu'il suffise de savoir comment au milieu des vêtements royaux elle se découvrit singulièrement pénitente.

Donc, quand s'approchait le temps du jeûne, elle s'adressait à une pieuse moniale nommée Pia.

Celle-ci, dans un saint propos, lui faisait parvenir avec respect un cilice enveloppé dans une toile de lin.

La sainte le revêtait à même le corps et, pendant tout le carême, elle le portait sous ses vêtements royaux comme une douce charge.

Ces jours passés, elle renvoyait le cilice semblablement enveloppé.

Mais si par ailleurs le roi s'absentait, qui pourrait croire comment elle se répandait en oraisons, comment elle s'attachait aux pieds du Christ, comme s'Il était présent, et comment, en quelque sorte remplie de délices, elle était ainsi par un long jeûne rassasiée dans les larmes ?

Pour elle qui n'avait que mépris pour les nourritures du ventre, toute réfection et toute faim étaient dans le Christ. 

 

VII Avec quelle attentive piété elle s'appliquait à façonner de ses propres mains des cierges qu'elle ne cessait de fournir aux oratoires et aux lieux consacrés pour y briller toute la nuit !

C'est pourquoi, à une heure avancée, lorsqu'on la prévenait tardivement que le roi la réclamait à sa table, alors qu'elle s'activait davantage à toutes les choses de Dieu, elle n'obtenait que disputes de son époux, à tel point que parfois le prince répara par des présents les péchés que sa langue avait commis à son égard. 

 

VIII Si quelqu'un, à son avis, avait paru être un serviteur de Dieu, et qu'il vînt de lui-même ou à son appel, on aurait pu voir la joie céleste qu'elle en avait.

Et, au retour de la nuit, s'avançant avec quelques intimes dans la neige, la boue et la poussière, elle le lavait elle-même avec l'eau chaude qui avait été préparée et essuyait les pieds de celui qu'elle vénérait.

Et sans que le serviteur de Dieu lui résistât, elle lui présentait une coupe à boire.

Le lendemain, laissant le soin de la demeure à des serviteurs de confiance, elle se réservait toute aux entretiens du juste, aux fondements du salut.

Et sur les moyens de gagner la vie céleste, le serviteur de Dieu était souvent retenu des jours entiers.

Et si le visiteur était un évêque, elle se réjouissait à sa vue ; et, toute triste, elle le laissait partir à ses affaires chargé de présents. 

 

IX Voilà aussi qui montre avec quelle prudence elle prévoyait de tout dépenser pour son salut.

Chaque fois qu'elle revêtait, selon la coutume barbare, en guise de voiles une nouvelle écharpe de lin, ornée d'or et de pierreries, et que les jeunes filles de son entourage en louaient la très grande beauté, elle se jugeait indigne de porter de tels atours.

Et bientôt elle se dépouillait du vêtement, l'envoyait au plus proche sanctuaire et l'y faisait déposer en manière de parure sur l'autel du Seigneur. 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 12:09


X Par ailleurs, si quelqu'un pour une faute criminelle avait, selon l'usage, été condamné à mort par le roi, comment la très sainte reine mourait de douleur dans la crainte que le coupable désigné ne mourût sous le glaive, et comment elle se dénierait par l'intermédiaire des fidèles de sa maison, des serviteurs, des grands, qui serait assez éloquent pour l'exprimer ?

 

Grâce à leurs flatteries elle apaisait l'esprit du prince jusqu'à ce que de la même bouche qui dans la colère d u roi avait porté la sentence de mort, sortît la parole de salut. 

 

XI 

 

Celle qui s'adonnait donc à ces saintes actions, la clémence divine l'éleva si haut, quand elle était encore laïque au palais, que des miracles, par la largesse de Dieu, furent manifestés en sa faveur.

 

Ainsi dans la villa de Péronne, tandis que la très sainte se promenait dans le jardin après déjeuner, des prisonniers enfermés pour leurs crimes réclamaient son secours en poussant des cris de leur prison.

 

Elle demande ce que c'était ; les serviteurs mentent en disant qu'il s'agissait d'une foule de mendiants qui réclamaient l'aumône.

 

Radegonde, le croyant, fait parvenir ce dont leur indigence avait besoin.

 

Pendant ce temps, ceux qui étaient entravés sont réduits au silence par un juge.

 

Mais, la nuit venue, pendant que la sainte récitait en privé l'office, leurs liens brisés, libérés de la prison, les détenus se précipitent auprès d'elle.

 

À cette nouvelle, ceux qui ont menti à la sainte se virent accusés, tandis que ceux qui avaient été accusés furent libérés de leurs chaînes. 

 

XII 

 

Et puisqu'il arrive en quelque occasion, avec l'aide de Dieu, qu'un malheur conduise au salut, afin que Radegonde pût mener une vie plus religieuse, voici que [son] frère est massacré bien qu'innocent.

 

Envoyée par le roi, s'en venant auprès de saint Médard à Noyon, elle le supplie instamment de la consacrer à Dieu, après qu'elle a changé de vêtement.

 

Mais saint Médard, se souvenant de la parole de l'Apôtre : « Si une femme est liée à un époux, qu'elle ne cherche pas à s'en détacher », atermoyait pour ne pas donner à la reine l'habit monastique.

 

En outre les grands troublaient le saint homme et l'arrachaient violemment de l'autel pour l'entraîner dans la basilique afin qu'il ne donnât pas le voile à l'épouse du roi et qu'en vérité un évêque ne se montrât pas coupable d'avoir l'audace de soustraire au prince une reine non illégitime mais légitime.

 

Ce que voyant, la très sainte entre dans la sacristie, est revêtue du vêtement de moniale, puis, s'avançant vers l'autel, elle s'adresse en ces termes au très bienheureux Médard et lui dit :

 

« Si tu devais remettre à plus tard ma consécration et craindre davantage un homme que Dieu, de ta main le Pasteur pourrait demander compte pour l'âme de la brebis. »

 

Et l'évêque, ébranlé par le tonnerre de cette adjuration, la consacra diaconesse par l'imposition des mains. 

 

XIII 

 

Aussitôt, se dépouillant du noble vêtement sous lequel, aux jours de grandes fêtes, au milieu de la pompe qui lui faisait cortège, la reine avait coutume de s'avancer, elle le dépose sur l'autel, ainsi que la pourpre et les ornements couverts de pierreries.

 

Elle charge de tant de dons la table de la divine gloire pour l'honorer.

 

Sa pesante ceinture d'or, elle la brise et la donne à l’œuvre des pauvres.

 

De même l'heureuse reine, gagnant la celle de saint Jumer, un jour où elle avait revêtu ses parures, compose de ses chemises, de ses manchettes, de ses coiffes, de ses fibules, toutes choses ornées tout autour d'or et de pierreries, ce que j'appellerais d'un terme barbare un stapio, elle le remet au saint autel pour lui servir à l'avenir.

 

De là, s'avançant jusqu'à la celle du vénérable Dadon, un jour où elle aurait dû se distinguer dans le siècle par ses ornements, tout ce qu'elle avait pu revêtir, cette femme le donna au monastère, après avoir fait à l'abbé le présent d'un riche cens.

 

Elle se rendit également au refuge de saint Gondulphe, qui devint après elle évêque de Metz, et ennoblit cette communauté par un non moindre effort. 

 

XIV 

 

De là, poussée par une heureuse navigation jusqu'à Tours, quel supplément d'éloquence pourrait dire combien elle s'y montra serviable et généreuse ?

 

Et tout ce qu'elle fit en parcourant les aîtres, les églises, la basilique de saint Martin, pleurant, jamais rassasiée de larmes, se couchant sur tous les seuils ?

 

La messe dite, elle dispose sur le saint autel les vêtements et la parure sous laquelle pour un genre de vie plus éclatant elle avait coutume de se présenter au Palais.

 

De là, comme la servante du Seigneur était parvenue à la bourgade de Candes, où le glorieux Martin, sénateur très intime du Christ, quitta le siècle, elle fit des dons non moins importants, ne cessant de croître dans la grâce du Seigneur. 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 12:07

XV 

 

De là, Dieu protégeant son voyage, elle gagna sans encombre la villa de Saix, dans le territoire des Poitevins, près de la susdite bourgade, mais comment énumérer par le détail comment elle se comporta ?

 

À table, dissimulé sous un flan, c'était du pain de seigle ou d'orge qu'elle mangeait en secret, pour que personne ne sen aperçût.

 

En effet, depuis le temps où, consacrée par saint Médard, elle reçut le voile, jusqu’aux temps de la maladie, elle ne se nourrit que de légumes et d'herbes potagères, jamais de fruits ni de poisson, ni d’œufs, ni rien d'autre qui soit délectable.

 

Pour boisson, elle ne boit rien que de l'eau miellée et du poiré.

 

Jamais elle ne touche le vin clair, la décoction d'hydromel ni la cervoise trouble. 

 

XVI 

 

C'est alors qu'à la manière de saint Germain elle ordonne qu'on lui apporte dans le plus grand secret une meule.

 

Durant tout le carême, elle peina sur la meule autant qu'il fallut pour se nourrir pendant quatre jours.

 

Faisant aussi des oublies de ses mains, elle ne cessait de les dispenser aux lieux saints.

 

Et donc, puisque chez la sainte il n'y avait pas moins de pratique de la miséricorde que de concours de peuple, de sorte que ne manquaient pas ceux qui demandaient et que ne faisait pas défaut ce qui était donné, c'était merveille qu'elle ait pu offrir satisfaction à tous.

 

D'où venaient tant de trésors à une exilée ?

 

Tant de richesses à une étrangère ? 

 

XVII 

 

Que coûtait cette rédemption de chaque jour?

 

Elle seule le savait qui répondait aux demandes.

 

En effet, outre les repas quotidiens dont elle restaurait de toute sa piété les pauvres de la matricule, toujours deux jours par semaine, le cinquième jour après le samedi, et le jour même du samedi, après avoir fait préparer un bain, elle-même ceinte d'une serviette, lavant la tête des indigents, elle enlevait en frottant ce qu'il y avait là de croûte, de gale, de teigne, sans être rebutée par leurs plaies purulentes.

 

Et parfois elle extrayait les vers, nettoyait les pourritures de la peau, puis elle passait le peigne sur chaque tête qu'elle avait lavée.

 

Sur les plaies ouvertes que la peau béante ne recouvrait plus ou que les ongles avaient irritées, comme dans l'Évangile, elle répandait de l'huile et apaisait l'action du mal.

 

Des femmes qui descendaient dans le baquet du bain elle lavait chacun des membres, en les savonnant de la tête aux pieds.

 

À la sortie du bain, si elle en voyait qui portaient des vêtements trop vieux, elle enlevait ceux qui étaient élimés et leur en redonnait de neufs.

 

Loqueteux auparavant, soignés elle les faisait venir à table.

 

Lorsque tous étaient rassemblés et que tout était prêt, Radegonde elle-même présentait à chacun d'eux l'eau et la serviette : aux invalides elle essuyait également le visage et les mains.

 

On apportait alors trois plats garnis de mets délicieux et c'est Radegonde qui, debout, à jeun devant ceux qui déjeunaient, attentive à ses convives, leur coupait elle-même le pain, la viande et tout ce qui était servi.

 

Aux faibles et aux aveugles, elle ne cessait de présenter les aliments à la cuillère.

 

Cela en présence de deux servantes, mais elle seule faisait le service : comme une nouvelle Marthe elle s'activait jusqu'à ce que les frères ayant bu à satiété devinssent joyeux du repas.

 

Alors qu'elle s'en allait pour se laver les mains, on la remerciait déjà pour ce repas si bien préparé.

 

Si elle entendait quelque agitation, elle les invitait cependant à rester assis jusqu'au moment où ils voudraient bien se lever. 

 

XVIII 

 

Chaque vénérable dimanche, elle avait pour règle, été comme hiver, lorsque les pauvres étaient rassemblés, de verser au premier de sa propre main la douce boisson d'un vin pur, puis elle confiait à une servante le soin de donner suffisamment à boire à tous les autres.

 

Car elle se hâtait quant à elle de courir à la prière pour réciter tout l'office et allait au-devant des prêtres invités à table, que, toujours à la façon des rois, elle ne laissait pas repartir chez eux sans cadeaux. 

 

XIX 

 

Avec quel amour aussi n'accomplissait-elle pas cette action à faire frémir ? Quand il venait des lépreux se présentant après s'être annoncés par leur signal, elle ordonnait à une servante de s'enquérir avec une pieuse attention d'où ils venaient et combien ils étaient.

 

Une fois renseignée, la table préparée, plateau, cuillères, couteaux, brocs, boisson, coupes, elle s'introduisait en cachette dans la galerie voisine, pour que personne ne pût l'apercevoir.

 

Alors, prenant dans ses bras des femmes marquées de diverses taches de lèpre, elle leur baisait le visage, les chérissant de tout son cœur.

 

Ensuite, quand la table était dressée, elle apportait de l'eau chaude, leur lavait la face, les mains, les ongles et les ulcères.

 

Et derechef elle s'en occupait, les nourrissant l'une après l'autre.

 

À leur départ, elle leur offrait un secours d'or ou de vêtement, ayant au plus un seul témoin de sa générosité.

 

Cependant qu'une servante osait lui faire remarquer par flatterie : « Très sainte maîtresse, qui voudra te donner un baiser, toi qui as embrassé des lépreux ? »

 

Elle répondit gentiment : « Vraiment si tu ne veux pas me donner un baiser, cela ne me fait aucune peine ». 

 

XX 

 

Cependant, avec l'aide de Dieu, Radegonde elle-même brilla par des miracles variés.

 

Donc si quelqu'un désespérait de la plaie d'une pustule, une servante présentait une feuille de vigne à la sainte, disant faussement qu'elle en avait besoin.

 

Ainsi à peine avait-elle obtenu un signe de croix que, portant la feuille au désespéré, elle l'appliquait sur la blessure et le remède survenait bientôt.

 

De même s'il venait un malade pris de frissons ou atteint de langueur, disant avoir vu en songe qu'il lui fallait pour sa guérison se rendre auprès de la sainte femme, elle présentait à un des serviteurs un cierge et, durant la nuit, tandis qu'il se consumait, le mal recevait la mort et le malade la santé.

 

Et chaque fois qu'elle avait appris que quelqu'un gisait au lit, elle lui apportait des fruits exotiques et restaurait le malade grâce à la douceur et à la chaleur du fruit.

 

Et tel qui, malade depuis dix jours déjà, n'avait pris aucune nourriture, sitôt qu'elle lui en présentait, recevait cette nourriture en même temps que la santé.

 

Radegonde cependant ordonnait de n'en rien révéler dans les bavardages. 

 

XXI 

 

Quel grand concours de peuple en vérité le jour où la sainte décida de se reclure : ceux que les places ne pouvaient contenir montèrent sur les toits et les garnirent.

 

Ce que la très sainte accomplit avec ferveur en fait de jeûne, d'obéissance, d'humilité, de charité, de peine et de mortification, qui en ferait le tour la proclamerait aussi accomplie que martyre.

 

En effet, à l'exception du saint jour du Seigneur, tous les jours furent pour la très sainte des jours de jeûne.

 

C'était vraiment presque un jeûne que de se nourrir de lentilles et de légumes ; volailles, poissons, fruits et œufs ne faisaient pas partie de ses aliments.

 

À la vérité le pain de ses délices était de seigle ou d'orge qu'elle prenait dissimulé sous des galettes pour qu'on ne s'en aperçût pas.

 

Et de même elle buvait de l'eau miellée, du poiré, mais versés avec modération pour étancher la soif. 

 

XXII 

 

Dès le premier carême où elle s'enferma dans une cellule, jusqu'à ce qu'il se fût écoulé, elle ne prit pas de pain pour nourriture, si ce n'est le jour du Seigneur.

 

Elle ne se nourrissait que de « racines » ou d'herbes potagères, préparées avec de la mauve, sans une goutte d'huile et sans sel.

 

Mais pour ce qui est de l'eau, pendant tout le jeûne du carême, elle n'en prit même pas deux setiers.

 

Aussi souffrait-elle d'une telle soif que, dans l'aridité de sa gorge desséchée, c'est à peine si elle pouvait dire un psaume.

 

Elle portait un cilice à même le corps en guise de linge, elle chantait l'office sans interruption et participait aux vigiles jusqu'au bout.

 

Devant elle une couche de cendre sur laquelle elle jetait un cilice, voilà ce qui lui servait de lit.

 

Ce repos même la fatiguait, elle à qui il paraissait peu important de soutenir son pauvre corps. 

 

XXIII 

 

Alors que toutes les moniales étaient encore endormies, Radegonde nettoyait et graissait les chaussures et les rapportait à chacune.

 

Pour les autres carêmes, se relâchant un peu, elle prenait quelque nourriture le jeudi puis le dimanche.

 

Car pour le reste du temps, sauf les jours de Pâques et le jour de la fête par excellence, tant que la maladie le lui permit, elle ne cessa sur la cendre et le cilice de mener une vie d'austérité.

 

Debout la première pour psalmodier avant que la communauté ne fût levée.

 

En effet des charges du monastère rien ne lui plut à moins que d'être la première à servir.

 

Et elle se châtiait elle-même lorsqu'elle n'accomplissait une bonne œuvre qu'après une autre ; aussi, à son tour, balayait-elle les places et même les recoins du monastère, nettoyant tout ce qui était souillé et ne redoutant pas d'évacuer à l'extérieur les charges que d'autres ne voyaient qu'avec horreur.

 

Nettoyer aussi le lieu secret, c'est une œuvre à laquelle sans tarder elle s'employait elle supportait la puanteur des excréments et se serait crue inférieure à elle-même si elle ne s'était pas ennoblie par la bassesse du service.

 

Portant des brassées de bois, elle soufflait sur le feu et le stimulait à l'aide de pincettes.

 

Elle ne se retirait pas quand elle se blessait en tombant, et, même quand elle n'était pas de semaine, elle servait les malades.

 

Elle faisait elle-même leur cuisine, leur lavait le visage. Elle leur offrait elle-même des boissons chaudes, visitait ceux qu'elle choyait et regagnait à jeun sa cellule. 

 

XXIV 

 

Qui pourrait expliquer quelle ardeur la poussait à courir à la cuisine, quand elle faisait sa semaine ?

 

Ensuite tout le bois qui était nécessaire, seule elle en portait la charge.

 

Elle tirait l'eau du puits et la distribuait dans des récipients.

 

Elle nettoyait les herbes potagères, lavait les légumes, lavait et apportait les plats.

 

Puis, le repas achevé, elle lavait elle-même la vaisselle, la faisait briller et évacuait toutes les saletés de la cuisine, jusqu'aux derniers immondices.

 

Alors, se précipitant chez les malades, elle s'activait sans la moindre tiédeur.

 

Et avant qu'elle eût reçu la règle d'Arles, même quand elle n'était pas de semaine, la très sainte préparait pour toutes avec humilité suffisamment d'eau chaude, lavant les pieds et les baisant.

 

Et encore prosternée, elle demandait pardon à toutes de la négligence commise. 

 

XXV 

 

Aussi après tant de labeurs, celui qui vous parle ici frémit-il de rapporter les peines qu'elle allait s'infliger.

 

Une fois pendant le carême, elle attacha à son cou et à ses bras trois cercles de fer qu'on lui avait apportés, puis, y passant trois chaînes, elle les serra si étroitement autour de son corps que ses chairs tendres se boursouflant s'incrustèrent dans le dur métal.

 

Le temps du jeûne achevé, quand elle voulut arracher les chaînes de la peau qui s'était refermée sur elles, elle en fut incapable ; on incisa la chair tout autour, sur le dos et la poitrine, par-dessus le fer des chaînes : l'effusion du sang épuisa à l'extrême son pauvre corps. 

 

XXVI 

 

De même, une autre fois, elle donna l'ordre de fabriquer une lame de laiton en forme du monogramme du Christ.

 

Cette lame, rougie au feu dans sa cellule, elle se l'appliqua si profondément à deux endroits du corps que sa chair fut entièrement brûlée.

 

Ainsi, l'esprit enflammé, faisait-elle brûler ses membres.

 

Tortionnaire d'elle-même, voilà qu'elle imagine quelque chose d'encore plus pénible : pendant l'un des carêmes, outre un jeûne austère et le supplice d'une soif brûlante et le cilice encore, qui rongeait ses membres comme une lime de ses crins rudes, elle ordonne qu'on lui apporte un bassin rempli de charbons ardents.

 

Tous étant sortis, tremblant de tous ses membres mais l'esprit armé pour la peine, elle se prépare, puisque ce n'était plus le temps de la persécution, à se faire martyre par elle-même.

 

Alors, pour rafraîchir un esprit si brûlant, elle décide d'embraser son corps.

 

Elle applique sur elle l'airain incandescent, les membres brûlés grésillent.

 

La peau est consumée et là où le feu a touché se forment de profondes crevasses.

 

Se taisant pourtant, elle dissimule les plaies.

 

Mais le sang putréfié fait sentir ce que la voix ne trahissait pas dans la douleur.

 

C'est ainsi qu'une femme, pour la douceur du Christ, souffrit volontiers tant de peines amères.

 

Il en advint que les miracles révélèrent ce qu'elle aurait voulu cacher. 

 

XXVII 

 

Ainsi une dame nommée Bella, épouse de Gislaad, un grand, mais très malheureuse parce qu'elle était depuis longtemps affligée de cécité, demanda-t-elle instamment qu'on la conduisît de Francie à Poitiers en présence de la sainte vénérée.

 

Celle-ci, bien que priée à une heure tardive de la recevoir, se la fit présenter dans le silence d'une sombre nuit.

 

Prosternée aux genoux de Radegonde, elle obtient avec peine qu'elle daigne faire un signe de croix sur ses yeux.

 

Peu après, dès qu'elle eut tracé le signe de la croix au nom du Christ, la cécité s'enfuit, la lumière revint.

 

Et le jour s'éclaira dans la nuit pour celle qui avait été longtemps privée de la lumière : il avait fallu la conduire, elle s'en retourna sans guide.

 

En effet il ne faut pas dédaigner les miracles qui sont faits pour l'honneur de Dieu en raison des mérites de la sainte reine. 

 

XXVIII 

 

Tel celui dont bénéficia Fraifrède, une jeune fille : tandis qu'elle était si méchamment torturée à l'instigation de l'Ennemi, à Saix, entre les mains de la sainte elle obtint d'être guérie sans retard.

 

Mais il ne faut pas omettre l'occasion de guérison que fournit la sainte.

 

Leubile, une femme, qui était durement maltraitée à la campagne par l'Adversaire, le jour suivant, pendant la prière de la sainte, fut l'objet d'une nouvelle guérison du Christ : crevant la peau de l'épaule, un ver en sortit et elle fut guérie aux yeux de tous.

 

Alors, foulant ce ver du pied, elle s'en retourna libérée. 

 

XXIX 

 

Ce qu'elle fit en secret, qu'on l'annonce au peuple.

 

Depuis toute une année, une moniale était glacée de froid le jour, dévorée de feu la nuit et, comme elle ne pouvait faire un pas depuis six mois et qu'elle gisait inanimée, une autre sœur annonça à la sainte son infirmité.

 

La malade étant à bout de forces, Radegonde prescrivit de préparer un bain tiède.

 

Puis elle la fit transporter auprès d'elle, dans la cellule et la fit déposer dans l'eau tiède.

 

Elle ordonne ensuite à tous de se retirer.

 

Et restant toute seule, ensemble malade et médecin, pendant près de deux heures, suivant la forme du corps de la tête aux pieds, elle soulève les membres infirmes.

 

Ce faisant, où touchait la main, la douleur s'enfuyait du corps malade.

 

Et celle qu'à deux on avait déposée, sort rétablie de l'eau tiède ; elle qui ne pouvait même pas en supporter l'odeur, prit du vin, le but et s'en trouva réconfortée.

 

Que dire de plus ?

 

Le lendemain du jour où déjà l'on pensait qu'elle quitterait ce monde, guérie elle se montra en public. 

 

XXX 

 

Que l'on ajoute encore à la louange de Radegonde ce qui à juste titre ne s'est pas perdu.

 

Une femme souffrait gravement d'une attaque de l'Ennemi et c'était à peine si on avait pu conduire la possédée rebelle près de la sainte ; elle commande à l'Adversaire de se prosterner dans sa crainte sur le pavement.

 

Bientôt, à la parole de la sainte, se jetant à terre, celui qui était craint fut épouvanté.

 

La sainte, avec une foi entière, lui marcha sur la tête et le démon sortit dans un flux de ventre.

 

C'est dans les plus petits détails que réside la grande gloire du Créateur.

 

Ainsi donc un jour que la pelote que la sainte avait filée pendait de la voûte, voici qu'une souris vint la toucher, mais, avant d'avoir pu couper le fil, morte de sa morsure, elle se trouva pendue. 

 

XXXI 

 

Insérons dans cet ouvrage un fait si digne du nom de miracle.

 

Un homme, du nom de Floreius, pêchant pour la sainte, peinait sur mer quand se leva le tourbillon des vents et que se dressa la masse des flots ; le matelot ne pouvant vider la sentine avant que l'onde déferlante ne la submergeât, comme le navire plein d'eau sombrait, Floreius dans cette extrémité s'écria : « Sainte Radegonde, pendant que nous t'obéissons, ne nous laisse pas engloutir dans le naufrage mais obtiens de Dieu que nous soyons délivrés de la mer ».

 

Cela dit, la nuée s'enfuit bientôt, le temps redevint serein, l'onde s'apaisa et la proue se redressa. 

 

XXXII 

 

Goda, une jeune fille qui vivait dans le siècle mais qui par la suite servit Dieu comme moniale, était depuis longtemps allongée tristement sur son lit, et, plus on dépensait de remèdes pour elle, plus elle languissait ; un cierge fut fait à la mesure de sa taille et, Dieu ayant pitié au nom de la sainte femme, à l'heure où elle attendait le froid, elle alluma le cierge et le tint.

 

Par son bienfait les frissons s'enfuirent avant qu'il ne fût consumé.

 

XXXIII 

 

Si, pour faire bref, nous passons sous silence beaucoup de choses, nous péchons d'autant plus.

 

Donc, tandis que d'autres ont été purifiés rapidement, pour la femme d'un charpentier le remède s'est fait attendre ; alors qu'elle était tourmentée depuis plusieurs jours par l'Énergumène, sa vénérable abbesse dit en badinant à la sainte : « Mère, crois-le, je te retranche de la communauté si dans ces trois jours cette femme n'a pas été débarrassée de l'Ennemi ».

 

Elle le dit tout net, mais la sainte agit.

 

En effet, comme la femme s'éloignait en secret au temps du repos pendant que Radegonde faisait pénitence, rappelons ce qui arriva.

 

Le lendemain, pendant que la sainte priait, l'Adversaire rugissant, sortant par l'oreille, abandonne ce vase qu'il avait envahi.

 

La femme sauvée retourne chez elle avec son mari.

 

N'omettons pas non plus ce qui advint de manière très semblable.

 

La très sainte demande que l'on arrache du lieu où il poussait un robuste laurier et qu'on le transporte près de sa cellule pour son agrément.

 

Après quoi l'arbre transplanté ne reprend pas racine et perd toutes ses feuilles.

 

L'abbesse, par manière de plaisanterie, en impute la faute à Radegonde : si elle n'obtenait pas par ses prières que l'arbre reprît racine, elle la priverait de nourriture.

 

Ce ne fut pas dit en vain.

 

Car, à l'intercession de la sainte, le laurier desséché reverdit dans ses feuilles, ses branches et sa racine. 

 

XXXIV 

 

Une des moniales, plus intime de Radegonde dont l’œil était voilé par les humeurs du sang, prit une herbe d'absinthe que sur sa poitrine la sainte avait gardée pour se rafraîchir; quand elle la posa sur l’œil, la douleur et l'épanchement disparurent bientôt.

 

Ainsi de la verdeur du rameau, les douleurs enfuies, jaillit la pureté de la lumière.

 

Que soit remis en mémoire un fait dont on ne parlait presque pas.

 

Anderedus, régisseur de la très sainte, chaque fois que lui naissaient des fils, les voyant à peine avant que de les perdre, devait songer à les ensevelir.

 

Mais un jour aussi où la mère s'attristait de mettre au monde un enfant inanimé, les parents tous les deux en larmes le jettent sur le cilice de la sainte.

 

Dès que le corps eut touché ce vêtement très salutaire, l'enfant revint de la mort à la vie.

 

Et reprenant couleur, il sort de la couverture, lui dont la pâleur le rendait proche du tombeau. 

 

XXXV 

 

Qui pourrait compter les merveilles qu'opère la clémence miséricordieuse du Christ

 

Une moniale, appelée Animia, gonflée d'hydropisie, était tellement enflée par la maladie que sa santé était au plus bas et que les sœurs envoyées auprès d'elle se demandaient à quel moment elle rendrait l'esprit, quand il lui sembla pendant son sommeil que sainte Radegonde, en compagnie de la vénérable abbesse, ordonnait de la descendre nue dans un bain sans liquide.

 

Ensuite, de sa main, la bienheureuse sembla faire couler de l'huile sur la tête de la malade, puis la couvrit d'un nouveau vêtement.

 

Ce mystère accompli, elle s'éveilla de son sommeil et rien n'apparut plus de la maladie au point que, sans avoir un peu transpiré, l'eau de son hydropisie s'était résorbée en elle.

 

Immédiatement après ce nouveau miracle, la maladie ne laissa pas de trace dans son ventre.

 

Et celle que l'on croyait porter au tombeau rapidement se lève du lit pour l'office l'odeur restait sur sa tête en témoignage de l'huile, et nul mal de ventre. 

 

XXXVI 

 

Annonçons-le à tous pour que le pays s'en réjouisse : une fois, lorsque le crépuscule du soir étendait son ombre et que des personnes du siècle, portant guirlandes et cithares, chantaient à grand tumulte autour du monastère, alors que la sainte avait discouru assez longuement devant deux témoins, une moniale dit par plaisanterie : « Madame, j'ai reconnu une de mes chansons lancées par des danseur ».

 

Elle répondit : « C'est un peu fort que toi qui es liée à la vie monastique, tu prennes plaisir à entendre l'odeur du siècle ».

 

La sœur insiste encore : « C'est vrai, Madame, ce sont deux et même trois de mes chansons que je viens d'entendre, des chansons que j'ai retenues ».

 

La sainte répond : « Dieu m'est témoin qu'à l'instant je n'ai rien entendu d'un chant dans le goût du siècle ».

 

Voilà qui est manifeste : bien que vivant par la chair dans le siècle, elle vivait cependant par l'esprit dans le ciel. 

 

XXXVII 

 

Annonçons pour la louange du Christ un type de miracle ancien, pour le temps présent, à la manière de saint Martin.

 

Alors que la très sainte femme était enfermée dans sa cellule, elle entendit les pleurs d'une moniale.

 

Elle lui fait signe de venir et lui demande ce qu'il en était.

 

Elle lui annonça qu'une sœur, encore une jeune enfant, était morte et que, pour laver son corps refroidi, on préparait déjà l'eau chaude.

 

La sainte, partageant sa douleur, commande alors d'apporter ce cadavre dans la cellule.

 

Quand on le lui eut apporté, le recevant dans ses bras, la porte bientôt fermée derrière elle, elle ordonna à tous de s'éloigner afin que personne ne se rendît compte de ce qu'elle allait faire.

 

Mais ce qu'elle accomplir secrètement, ne put longtemps rester caché.

 

Cependant, tandis qu'on prépare les funérailles de la défunte, durant sept heures environ elle palpe le petit corps de la morte.

 

Mais le Christ voyant sa foi, ne put lui opposer un refus et l'enfant fut rendue à la santé.

 

L'une sort de son oraison, l'autre ressort de la mort.

 

Et alors la vieille femme se relève, puisque la petite enfant a retrouvé la vie.

 

Ayant de nouveau fait signe, toute joyeuse, elle rendit pleine de vie celle qu'en pleurant elle avait reçue morte. 

 

XXXVIII 

 

Il faut aussi rappeler ce fait bien connu.

 

Le jour où la très sainte quitta le monde un tribun du fisc du nom de Domolenus, que la suffocation avait gravement et profondément privé de ses forces, eut un songe il lui semblait qu'avec bienveillance la sainte s'était rendue dans sa bourgade.

 

Il court, il salue, demande ce que la sainte cherchait.

 

Celle-ci lui dit que c'est pour le voir qu'elle est arrivée jusque-là.

 

Et parce que c'était le vœu du peuple d'établir un oratoire en l'honneur de saint Martin, la très sainte saisit la main de l'agent du fisc, disant : « Qu'il y ait en ce lieu de vénérables reliques du confesseur.

 

Édifiez là un temple qu'il reconnaisse pour très digne de lui ».

 

Quel mystère de Dieu !

 

On trouva fondations et pavement.

 

Pendant qu'il dormait encore, elle lui racle le gosier de la main, adoucit longuement sa gorge et dit en outre : «Je suis venue pour que Dieu t'accorde une meilleure santé ». Et il semblait qu'elle lui faisait cette prière « Par ma vie, à cause de moi, relâche ceux que tu gardes en prison ». S'éveillant le tribun rapporte à sa femme ce qu'il avait vu et lui dit « Je crois vraiment qu'à cette heure la sainte a quitté ce monde ».

 

Il envoie quelqu'un à la cité pour connaître véritablement ce qu'il en était.

 

Il fait avertir la prison de relâcher sept accusés qui y étaient retenus.

 

En revenant, le messager rapporte qu'à cette heure même la juste avait quitté le siècle.

 

Ainsi, par ce triple mystère - prison ouverte, tribun guéri, temple construit -, est confirmé l'oracle de la sainte. 

 

XXXIX 

 

Quant aux vertus de la sainte, que la concision suffise pour que la prolixité ne soit pas fastidieuse. Et qu'on ne croie pas à un excès de brièveté là où nous saisissons la grandeur à partir de quelques miracles.

 

Avec quel ménagement de piété, quelle douceur d'amour, quelle honnête humilité, quelle foi fervente, cette sainte a vécu, si bien que des merveilles l'accompagnent aussi après la rencontre du glorieux passage, la mesure de l'éloquence humaine étonnée d'admiration n'a pas la force de l'exprimer.

 

À Celui qui nous l'a donnée, gloire, louange et puissance dans les siècles des siècles. Amen.

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 12:04

Reine des Francs, moniale au monastère Sainte-Croix de Poitiers (+ 587)

Fille du roi de Thuringe, elle avait treize ans quand les fils de Clovis s'entendirent pour assassiner son père et s'emparer de son pays, en 531.

Elle échut comme butin de guerre à Clotaire, alors roi de Soissons qui voulut l'épouser. Elle s'enfuit, mais, rejointe, elle devint reine durant une vingtaine d'années, épouse d'un mari brutal et débauché. Elle ne tremblait pas devant lui, le laissant s'empiffrer et s'enivrer, tandis qu'à la même table elle mangeait sobrement ses lentilles et son pain sec.

En 555, les Thuringeois s'étant révoltés, Clotaire tua son frère et elle obtint d'entrer en religion. Il avait alors peur de l'enfer. Il lui construisit un monastère à Poitiers où elle se retira, le monastère de la Sainte Croix, selon les régles monastiques de saint Césaire d'Arles. Elle y passa trente années de bonheur et de paix.

Plus de deux cents jeunes filles de la noblesse franque l'y rejoignirent, leur donnant ainsi le même bonheur et la même paix dans un monde encore brutal. Elle leur donna une abbesse en la personne d'une de ses amies, elle-même gardant des tâches humbles comme la vaisselle ou le balayage.

Le site Internet de l'église sainte Radegonde de Poitiers donne des informations sur la vie de cette sainte.

Dates de Fête

13 août, Fête Locale

On fête à cette occasion les

Radegon - Radiane

Dictons

Dicton :A la Sainte Radegonde, quand l'eau abonde, la misère est dans le monde.

Saints ou Saintes ayant porté le même prénom

Radegonde

Martyre à Chaumont dans la Haute-Marne (5ème s.)

 

Radegonde de Wellenberg

Vierge (+ 1330)

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 11:56

Méditations sur les mystères du Rosaire

 

Mystères joyeux

 

1 L’Annonciation                                           

•L’humilité

L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth à une vierge ….et le nom de la Vierge était MarieLuc 1.26

 

Le roi Clothaire, après avoir défait avec ses armées celles de l’oncle de Radegonde qui avait assassiné son père pour prendre ses terres, demanda avant toute chose pour butin, de pouvoir prendre la jeune princesse de 10 ans dans ses états, tant il la trouva gracieuse et pleine de vertus. Il l’établit dans un de ses châteaux pour qu’elle puisse bénéficier d’une bonne éducation. De fait, c’est elle qui par son humilité et son sens du devoir faisait l’éducation de tous les habitants du château.

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce de connaître les grâces que Dieu nous a faites pour en faire profiter le reste du Corps Mystique de Jésus-Christ.

 

2 La Visitation                                     

 •L’annonce de l’évangile et l’amour du prochain

En ces jours-là Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse…. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth ….Et Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint.  Luc 1.39


Devenue châtelaine, la jeune princesse utilisa son autorité pour faire servir son château d’asile pour les malades qu’elle pansait et servait elle-même. Devenue reine, elle amplifia encore son aposolat auprès de tous les malades, y compris des lépreux, à qui elle avait réservés une salle spéciale pour s’en occuper loin du regard des gens.

Demandons à l’adorable Trinité, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce de voir dans les malades les membres souffrants de Notre Sauveur, pour les traiter avec les égards qu’il Lui convient.

 

3 La Nativité                                       

 •L’esprit de pauvreté

Marie l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche parce qu’il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtellerie.  Luc 2.7


Chaque richesse que nous pouvons avoir est une occasion d’orgueil, car l’argent nous donne la liberté de faire selon notre propre volonté. Consciente de ce risque et, plus encore, amoureuse de son Dieu, sainte Radegonde donna toute sa vie à ceux qui le lui demandaient, et ce, dès son enfance. Toutes ses ressources servaient pour autrui, toutes, pas une partie. Cet amour de la pauvreté, qui faisaient l’admiration de tous les gens de bien, ne fit que croître avec le temps, à mesure que croissait son amour pour Jésus.

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce du détachement des biens temporels pour ne nous attacher qu’à Lui seul.

 

4 La présentation de Jésus au Temple    

•L’obéissance et la pureté 

Ils le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur Luc 2.22


Lorsque le roi Clothaire voulut la prendre pour sa quatrième épouse, elle fuit, pour préserver sa pureté car elle préférait être l’épouse du Roi des rois que celle du roi de France. Elle finit par accepter, devint reine, et nourrit dès lors une grande affection pour son royal époux. Les circonstances permirent qu’elle se sépara de lui pour entrer dans la vie pleinement consacrée à Dieu, dans laquelle son amour pour la pureté reprit le dessus. Elle chercha une règle pour le monastère qu’elle avait fondé, trouva celle de saint Césaire, et en fut la plus fidèle observatrice.

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce de trouver un cadre de vie qui nous accorde de vivre selon ces deux grandes vertus de pureté et d’obéissance.

 

5 Le recouvrement de Jésus au Temple     

La recherche de Dieu en toutes choses, surtout dans l’Église

L’Enfant Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents Luc 2.43


Lorsqu’elle était encore petite, la jeune princesse prenait elle-même le soin des autels auprès desquels elle priait. Elle emportait dans ses mains, presque qu’avec vénération, la poussière qu’elle en avait extraite.

Plus tard, elle utilisera toutes les plus belles étoffes qu’elle recevait en cadeau pour l’ornementation des autels.

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce d’avoir de bons prêtres attentifs à la beauté de la liturgie, et de généreux donateurs estimant comme le Curé d’Ars, qu’il n’y a rien de trop beau pour le Bon Dieu.

 

Mystères douloureux

1 L’Agonie                                          

•Le regret de nos péchés

Et prenant avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à ressentir tristesse et angoisse. Alors il leur dit : " Mon âme est triste à en mourir, demeurez ici et veillez avec moi. " Étant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière : " Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. "  Math 26.37-39


La jeune reine, par amour pour son Seigneur et futur époux céleste, priait assidûment et méditait sur les mystères qui nous ont apporté le salut. En particulier sur la Passion.

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce de mieux voir nos fautes pour les mieux détester, car elles sont la cause des souffrances de Jésus.

 

2 La Flagellation                                  

 •Le regret de nos péchés de gourmandise et de sensualité

Et tout le peuple répondit "Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants !" Alors il leur relâcha Barabbas; quant à Jésus après l’avoir fait flageller, il le livra pour être crucifié". Matth 27


Le biographe de sainte Radegonde prend la précaution de dire à ses lecteurs qu’il ne faut pas imiter la sainte reine dans certaines de ses pénitences. Parmi celles que nous pouvons suivre, nous pouvons citer le port du cilice pendant le carême, qu’elle rendra de plus en plus douloureux avec des chaînes cloutées, le jeûne sévère sans viande ni poisson ni vin, qui devient plus sévère encore pendant le carême, le sommeil réduit à une seule heure de sommeil sur une surface dure... parmi les autres, citons seulement la brûlure volontaire avec une plaque de cuivre pour que son corps connaisse la peine du feu.

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce de doubler nos pénitences corporelles, ce qui les fera ainsi passer de microscopiques à minuscules, pour expier nos excès passés, et par amour pour Lui et pour les âmes.

 

3 Le Couronnement d’épines                           

•Le regret de nos péchés d’orgueil

L’ayant dévêtu, ils jetèrent sur lui un manteau écarlate. Ils tressèrent une couronne avec des épines, qu’ils posèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite; et, fléchissant le genou devant lui, ils lui disaient par dérision : " Salut, roi des Juifs ! " Ils lui crachaient aussi dessus et, prenant le roseau, ils en frappaient sa tête. Après s’être moqués de lui, ils lui retirèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l’emmenèrent pour le crucifier. Matth 27 28-31


Sainte Radegonde fit l’édification de tous lorsqu’après avoir obtenue de prendre l’habit religieux dans le monastère qu’elle avait elle-même fondé, elle refusa la charge de prieure pour s’occuper dans la joie des tâches les plus communes. En effet, elle souriait dans les abaissements, heureuse de mieux partager ainsi la vie de son céleste Époux.

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce de regarder les honneurs du monde comme de la poussière.

Non nobis Domine non nobis, sed Nomini tuo da gloriam.

 

4 Le Portement de croix                       

•La patience, et l’amour des croix

Si quelqu’un veut venir à Ma suite, qu’il se charge de sa croix et qu’il Me suive. Mt 16.24


Toute la vie de sainte Radegonde est une vie de renoncement. On ne peut lire une ligne sans y trouver l’amour des croix qui est le corollaire obligé de l’amour envers notre Seigneur et Sauveur. Elle saisissait toutes les occasions pour se rapprocher de la vie de son céleste époux.

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce d’une plus grande générosité dans l’acceptation des croix qu’Il nous envoie pour que nous devenions d’autres Christs.

 

5 La Crucifixion et la mort de Jésus sur la Croix 

•Un plus grand amour de Dieu et des âmes

Et aussitôt l’un des soldats courut prendre une éponge qu’il imbiba de vinaigre, et, l’ayant mise au bout d’un roseau, il lui présenta à boire. Mais les autres disaient : « Laisse ! Que nous voyions si Élie va venir le sauver. » Jésus poussa de nouveau un grand cri et rendit l’esprit. Et voilà que le voile du sanctuaire se fendit en deux, du haut en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent et les corps de beaucoup de saints défunts ressuscitèrent. Et, sortis des sépulcres, après sa résurrection, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à beaucoup. Le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, voyant le tremblement de terre et ce qui se passait, furent saisis d’une grande frayeur et dirent : « Vraiment, c’était le Fils de Dieu. »  Matthieu 28, 48-54

Sainte Radegonde a toujours voulu vivre en mourant, en faisant mourir toutes les passions mauvaises, tous les désirs qui n’étaient pas évidemment orientés vers le ciel.

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce de faire mourir notre vieil homme, pour obtenir l’éternelle jeunesse des saints.

 

Mystères glorieux

1 La Résurrection                                

 •La foi

-Jésus leur répondit: "Voici l’œuvre que Dieu demande, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé."

-Jésus leur répondit: "Je suis le pain de vie : celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et  celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

-En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.

-Car c’est la volonté de mon Père qui m’a envoyé, que quiconque voit le Fils et croit en  lui, ait la vie éternelle; et moi je le ressusciterai au dernier jour."St Jean


Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce du détachement des biens temporels pour ne nous attacher qu’à Lui seul.

 

2 L’Ascension                                     

 •L’espérance et le désir du ciel

St  Marc  XVI 15-19 Puis il leur dit : " Allez par tout le monde et prêchez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné.

Après leur avoir (ainsi) parlé, le Seigneur Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu 

 

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce du détachement des biens temporels pour ne nous attacher qu’à Lui seul.

 

3 La Pentecôte                                    

•La charité et le zèle apostolique

 Actes 2.1-4 Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. 

 

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce du détachement des biens temporels pour ne nou s attacher qu’à Lui seul.

 

4 L’Assomption de la Vierge Marie                    

•La grâce d’une bonne mort

C’est un dogme divinement révélé que Marie, l’Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste. C’est pourquoi, si quelqu’un -ce qu’à Dieu ne plaise- osait volontairement nier ou mettre en doute ce que Nous avons défini, qu’il sache qu’il a fait complètement défection dans la foi divine et catholique. Pie XII 1950


Après tant d’actions éclatantes, Notre Seigneur, voulant récompenser la foi et les travaux de sa servante, lui fit connaître que le temps de sa délivrance était proche. Il lui apparut sous la forme d’un jeune homme d’une beauté incomparable, qui lui voulut faire quelques civilités saintes et innocentes. Elle le repoussa sans le reconnaître, mais Il lui dit : « Comment est-ce, Radegonde, que vous me repoussez, vous qui avait tant de désir de me posséder, qui me recherchez avec tant de larmes et de soupirs, et qui exercez tant de rigueur sur votre corps pour être plus digne de Moi ? Sachez que vous serez une des plus riches pierres précieuses de mon diadème. »

Peu de temps après, prête à partir, elle consolait ses filles.

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce du détachement des biens temporels pour ne nous attacher qu’à Lui seul.

 

5 Le Couronnement de Marie au ciel                   

•Une plus grande dévotion à la Vierge Marie

Un signe grandiose apparut dans le Ciel ! Une femme ! Le soleil l’enveloppe. La lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête. (Apoc 12/1).


Sainte Radegonde était très pieuse; elle voulut embellir son église par d’insignes reliques. En particulier, elle demanda une partie des dépouilles du bienheureux saint Mammès, enseveli à Jérusalem. Ce fut le martyr lui-même qui fit se séparer de son corps son petit doigt pour que l’envoyé de la sainte lui apporte l’objet de ses vœux.

Qui plus est, elle obtint de l’empereur de Constantinople la première relique de la vraie Croix qui vint en France.

Demandons à Notre Sauveur, par l’intercession de sainte Radegonde, de nous accorder la grâce de vivre toujours plus dans la communion des saints ici-bas, pour mériter de les retrouver dans leur éternelle béatitude.

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 11:54

 

 

    O R I G I N E

 

Radegonde, princesse de Thuringe, fut donnée en mariage à Clotaire, roi des Francs. Elle décida de se consacrer à Dieu et quitta la Cour. Vers 557, elle établit un monastère à Poitiers. Elle obtint de l'empereur byzantin Justin une relique de la Croix.

 

A sa mort, en 587, sainte Radegonde fut inhumée en l'église Sainte-Marie, proche du monastère, qui prit dès lors son nom. Spontanément des pèlerins vinrent prier la sainte sur son tombeau.

Depuis cette date jusqu'à l'époque contemporaine, des récits rapportent des cas de guérison et autres miracles obtenus par l'intercession de sainte Radegonde. Par ailleurs, la communauté des moniales, toujours vivante depuis le sixième siècle, est aujourd'hui installée à 86280 St-Benoît (Abbaye Ste-Croix) et conserve précieusement cette relique.

 

    L E S   F E T E S

 

La renommée de sainte Radegonde dépassa le cadre régional. Les pèlerins étaient aussi bien le peuple de la ville et des campagnes que les corporations, les universitaires ou même la famile royale.

 

Au Moyen-Age, sainte Radegonde était notamment honorée le 28 février (fête des avoines), le 3 août (fête de l'apparition du Christ à sainte Radegonde), le 13 août (mort de sainte Radegonde), le 25 octobre (entrée de sainte Radegonde à Poitiers et dédicace de l'église), le 19 novembre (réception de la relique de la Croix).

  

Au XVe siècle, deux processions en l'honneur de sainte Radegonde étaient particulièrement solennelles.

* Celle du 13 août, à la demande du roi Charles VII, commémorait la délivrance du pays. En effet, le 12 août 1450, veille de la Ste-Radegonde, la ville de Cherbourg, dernière place aux mains des Anglais en Normandie, avait été reprise.

* Le lundi de Pentecôte rappelait le miracle des clefs : après une procession autour de la ville, on plaçait les statues de sainte Radegonde et de saint Hilaire de part et d'autre de celle de la Vierge Marie, à la porte gothique dite de Sainte-Radegonde.

 

Au XVIIe siècle, la dévotion fut particulièrement importante. Les processions et les messes en son honneur étaient nombreuses. Traditionnellement, la statue était portée en procession le cinquième dimanche du mois de mars.

 

Au XIXe siècle, le pèlerinage de sainte Radegonde connut une nouvelle vitalité. Associé à celui de Lourdes, grâce au chemin de fer, il permit à des pèlerins de toute la France, mais aussi d'Allemagne ou de Belgique, de venir prier au tombeau de sainte Radegonde pour lui demander des guérisons. Les maisons étaient pavoisées, les rues illuminées et fleuries. Les ex-voto placés dans l'église témoignent de cette fidélité au culte de sainte Radegonde.

 

    A U J O U R D ' H U I

 

Sainte Radegonde est toujours vénérée à Poitiers. De nombreux pèlerins viennent toute l'année, à titre individuel ou en groupes. La fête d'août accueille beaucoup de pèlerins de passage, celle de février a un caractère plus paroissial.

 

Le pèlerinage du 28 mars 2004 s'enracine donc dans une tradition. Ce jour-là, les paroissiens et tous ceux qui prient sainte Radegonde vont se rendre de son tombeau au monastère Sainte-Croix porter aux moniales les intentions déposées par les pèlerins. En marche vers Pâques, sortant de leur église et se dirigeant vers la Croix, ils veulent témoigner de leur foi et de leur espérance : le Christ est mort et ressuscité pour sauver tous les hommes.

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 11:51

 

        La reine fonda à Poitiers un monastère consacré à la Vierge, mais il se nomma Sainte-Croix après la réception d’une relique de la Vraie Croix.

C’est en l’honneur de l’arrivée à Poitiers de cette insigne relique, envoyée de Byzance par l’empereur Justin II, que le futur évêque de Poitiers et l’ami de sainte Radegonde, saint Venance Fortunat, composa le Vexilla Regis prodeunt et le Pange lingua gloriosi (569).

Léon XIII a fait couronner sainte Radegonde « mère de la patrie française »

(14 août 1887).

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