Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 21:11

A prier 9 mardis de suite, avec un cierge béni allumé. Cette prière est si efficace, qu'avant la fin de ces 9 mardis, il vous sera accordé ce que vous avez demandé.

 

Avec un cierge bénit allumé.
 Si votre demande est très urgente, récitez cette prière un mardi à 1h du matin, puis à 3h, puis à 7h, puis à 9h, puis à 12h, puis à 15h (à genoux devant le Christ en Croix ), puis à 16h, puis à 18h et vous la terminez à 21h en laissant se consumer le cierge.

O, admirable sainte Marthe, j’ai recours à vous et je compte entièrement sur votre aide dans mes épreuves. Comme remerciement, je vous promets de propager partout cette prière.  Consolez-moi dans mes soucis et difficultés, je vous en prie humblement. Par l’immense joie qui a rempli votre âme lorsque vous receviez le Sauveur du monde dans votre demeure de Béthanie, je vous prie d’intercéder pour moi et ma famille, afin que nous gardions Dieu dans notre cœur et qu’ainsi nous méritions d’obtenir le remède à nos nécessités, spécialement dans la situation actuelle qui m’accable (intention à rappeler). Je vous en supplie, auxiliatrice dans tous les besoins, aidez-nous à surmonter les difficultés, vous qui avez si victorieusement combattu le démon. Ainsi soit-il.

Oraison finale : « Ô bonne Sainte Marthe, vous que nous vénérons comme témoin de la foi et hôtesse du Seigneur, vous qui avez souvent reçu le Christ dans votre maison de Béthanie, vous qui avez vu, touché et servi le Verbe de Vie, vous qui avez cru que Jésus est le Messie, Celui qui vient dans le monde, je vous confie mes intentions dans cette neuvaine.
 Portez au Seigneur ma supplication, et par la puissante intercession de votre prière rendez-moi fidèle à Son enseignement, que le Saint-Esprit rende nos coeurs ardents à Lui offrir sans cesse le séjour de l'amitié et de la confiance.

On dit ensuite un Notre Père, un je vous salue Marie, un Gloire au Père et trois fois l’invocation : « Sainte Marthe, priez pour nous ».

 

Sainte Marthe Elle est celle qui accueille, qui ouvre sa maison, son porte-monnaie et son cœur, la parfaite maîtresse de maison, une foi à toute épreuve. Du solide. Elle a reçu le Christ à plusieurs occasions et l'Evangile nous dit, dans le passage qui relate la résurrection de Lazare (Jean 11, 1-46), que « Jésus aimait Marthe et Marie sa sœur, et Lazare. » C'étaient de riches notables et sûrement de bons maîtres car Maximin qui fut leur intendant, Marcelle et Suzanne qui étaient à leur service les suivirent dans leur exil jusqu'en Provence.

 

« Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et t'agites pour beaucoup de choses; pourtant il en faut peu, une seule même. C'est Marie qui a choisi la meilleure part; elle ne lui sera pas enlevée. » (Luc 10, 41-42) On retrouve une dernière fois Marthe dans l'Evangile à l'occasion de la deuxième onction, chez Simon le Lépreux.

 

La suite, c'est la tradition de Provence qui nous la transmet: Après leur arrivée en Camargue,  Marthe remonta le Rhône , apporta la foi à Avignon. Mais c'est à Tarascon qu'elle s'installa après avoir débarrassé la région de la célèbre Tarasque, un animal redoutable qui semait la terreur. Elle y construisit près du Rhône un oratoire et sa maison. C'est là qu'elle mourut et fut inhumée. Des fouilles menées en 1979 mirent à jour à cet endroit un habitat antique et un tombeau vide, peut-être le premier tombeau de la sainte qui reçut au IIIe siècle un superbe sarcophage de marbre, caché sous terre par précaution lors des invasions sarrasines comme ceux de Saint-Maximin et des Saintes Maries de la Mer et redécouvert en 1187. On y trouva une petite tablette précisant: « Beata Martha jacet hic »: La Bienheureuse Marthe repose ici. Le corps de la sainte était intact.

 

Louis XI qui avait une grande dévotion pour sainte Marthe lui offrit une superbe chasse reliquaire en or massif de 25 kg où l'on plaça son crâne. Qu'est-il devenu? en 1793, le conseil municipal contraint d'envoyer à la monnaie de Marseille l'argenterie de l'église, s'efforça d'en excepter la chasse d'or, mais il fut obligé de céder aux ordres du district. Personne à ce moment-là ne pensa à retirer du reliquaire le chef de la sainte ni un autre ossement considérable renfermé dans un reliquaire en forme de bras, et ces deux reliques furent perdues par suite d'une imprévoyance. » De reliques, il ne reste aujourd'hui à Tarascon que des fragments d'os et un reliquaire qui n'est que la copie de celui offert par Louis XI. Par contre, le bras gauche et la main de Marthe avaient été offerts au prieuré royal de Notre Dame de Cassan au XVe siècle. On peut les vénérer encore aujourd'hui à l'église de Roujan. « Cette main, et ce bras sont encore revêtus de leur peau. De plus, les doigts de la main possèdent leurs ongles, tous parfaitement entiers. »

 

Que reproche-t-on aux Chrétiens? Ils adorent un Dieu qui refuse de prendre place dans le cercle très ouvert du panthéon romain. Comme ils deviennent de plus en plus nombreux, les empereurs les considèrent comme une menace pour la stabilité de l'Empire.

 

Grégoire de Tours (538-594) De Lazare, Marthe et Marie-Madeleine il ne parle pas. Les traditions de Provence sont si vivantes encore au XIXe siècle qu'elles sont représentées  dans l'église de la Madeleine à Paris, et dans les fresques du Sacré-Cœur de Montmartre qui datent du début du XXe. On y voit en tête Lazare et son bâton d'évêque, Marie-Madeleine et son flacon de parfum, Marthe et la tarasque qui arrivent sur un bateau, suivis de saint Denis portant sa tête.

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Marthe
commenter cet article
8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 21:07

            Marthe est la sœur de Lazare et de Marie de Béthanie. C’est elle qui se plaint au Seigneur de ce que sa sœur lui laisse tout le souci du service et à qui Jésus répond de ne pas tant s’agiter et s’inquiéter.

 

            C’est elle aussi qui, avant la résurrection de Lazare, prononce cette magnifique profession de foi en réponse à l’invitation de Jésus qui lui demande si elle croit qu’Il est la résurrection et la vie : «  Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui devait venir dans le monde. » (Jn XI 1-44). Marthe est enfin signalée par saint Jean comme présidant au service lors du repas que Jésus prend chez Simon le Lépreux (Jn XII 1-9)

 

            Selon la tradition rapportée au IXème par l’érudit bénédictin allemand Raban Maur, sainte Marthe a débarqué aux Saintes-Maries-de-la-Mer avec sa sœur Marie de Béthanie - qui était peut-être aussi Marie-Madeleine – son frère Lazare, Marie Salomé et Marie Jacobé et leur servante Sara. Marthe se serait fixé à Tarascon où elle aurait par miracle terrassé un dragon femelle, la fameuse Tarasque, qui dévorait les animaux domestiques et les enfants. On raconte aussi qu’elle aurait ressuscité un jeune homme noyé à Avignon. En 1187, les tarasconnais retrouvent les reliques de sainte Marthe et achèvent en 1197 une église pour les abriter.

 

             Sainte Thérèse d’Avila exhortait ses filles du Carmel à considérer l’exemple de sainte Marthe : « Sainte Marthe ne se lassait pas d’être une sainte, bien qu’on ne dise pas qu’elle fût contemporaine. Que prétendez-vous de plus que de ressembler à cette bienheureuse sainte, qui a mérité de recevoir tant de fois dans sa demeure Notre Seigneur Jésus-Christ, de lui donner à manger à sa table ? Si vous restiez en contemplation comme Madeleine, il n’y aurait personne pour donner à manger à cet Hôte divin… Que les Sœurs se rappellent qu’il doit y avoir parmi elles quelqu’un qui prépare le repas du Seigneur. Qu’elles s’estiment heureuses de le servir comme Marthe ».

 

            Sainte Marthe dompte la Tarasque. La Tarasque est un monstre, moitié bœuf, moitié poisson. Tantôt sainte Marthe la foule aux pieds, tantôt la traîne attachée à une chaîne ; le plus souvent elle l’asperge d’eau bénite avec une branche d’olivier ou d’un goupillon. Quelquefois elle lui présente la croix. Assez fréquemment elle porte un bénitier et presque toujours le goupillon, parfois dans la gueule de la Tarasque, on aperçoit un homme à moitié avalé. Il en est qui se demandent si les images primitives avaient bien un goupillon et si les vieux artistes n’avaient pas tout simplement mis à la main de sainte Marthe, la maîtresse de maison si affairée de Béthanie, le sceptre prosaïque de la ménagère, le balai. Avec le temps, ce balai est devenu un goupillon et le bénitier serait tout simplement arrivé par la suite. Qu’importe au surplus ? Le balai du logis n’a-t-il pas, lui aussi, chassé bien des Tarasques ?

Association pour le Xve centenaire de la France. Le livre des Bannières Tome I p.40

 

Sainte Marthe est invoquée dans les maladies infectieuses et en particulier le choléra. Elle est la patronne des aubergistes, des hôteliers et des lavandières ainsi que des ménagères, du personnel de service et des cuisinières. Elles est également invoquée contre le mal aux reins.

Prier avec les Saints. Recueil de 188 litanies Tome 2 p. 217 d’Alain MIUS Edition Résiac

Repost 0
Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Marthe
commenter cet article

Recherche