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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 22:10

Hiver 1870, La France est en guerre contre la Prusse. Et les troupes Prussiennes sont aux portes de Laval.

 

Les habitants de Pontmain sont dans l’angoisse d’autant plus que l’on est sans nouvelle des 38 jeunes appelés, partis au combat. Pontmain ne comptait alors pas plus de 500 habitants.

 

En ce jour du 17 janvier 1871, après la classe, vers 16 heures, Eugène et Joseph BARBEDETTE courent à la grange aider leur père à piler des ajoncs. Jeanne Detais, une voisine, a de bonnes nouvelles des jeunes soldats de Pontmain. Elle entre aussi dans la grange pour les annoncer. Par la porte demeurée entrouverte, Eugène regarde la neige et le verglas qui couvrent la terre. Il remarque alors un nombre incalculable d'étoiles au firmament, bien qu'il ne soit que 5 heures de l'après-midi. Il aperçoit alors, à sept ou huit mètres au-dessus de la maison d'Augustin Guidecoq, une Dame d'une beauté ravissante qui le regarde en souriant. Elle est vêtue d'une robe ample bleu foncé qui descend toute droite, sans ceinture, depuis le cou jusqu'aux pieds, et qui est parsemée d'étoiles d'or à cinq pointes.

 

Lorsque Jeanne Détais sort de la grange pour retourner chez elle, cela fait 10 minutes qu’Eugène contemple l’apparition. Il lui dit "Regardez donc au-dessus de la maison d'Augustin Guidecoq si vous ne voyez rien." - "Mais non, pauvre Eugène, je ne vois rien."

 

Monsieur Barbedette et Joseph, entendant ces paroles, sortent aussitôt. Le père ne voit rien.

 

" Et toi, Joseph, dit Eugène, vois-tu quelque chose? " - "Oui, je vois une belle grande Dame". Il la décrit comme plus haut.

 

Ne voyant rien, les parents décident d’aller souper. Les deux enfants font vite pour retourner s’agenouiller dans la grange et contempler la belle Dame en récitant des Ave.

 

On court au couvent chercher soeur Vitaline qui ne voit rien elle aussi. Mais elle revient à la grange accompagnée de trois jeunes : Françoise Richer, 11 ans, Jeanne-Marie Lebossé, 9 ans, et Augustine Mouton. - "Oh ! la belle Dame! la belle Dame, avec une robe bleue et des étoiles d'or, s'écrient les deux premières." Augustine Mouton ne voit rien.

 

Monsieur le Curé est alors prévenu de ce qui se passe par Sœur Marie-Edouard. Le bon vieillard tout ému sort immédiatement avec Jeannette Pothier, sa vieille domestique.

 

Madame Friteau et son petit-fils Eugène de 6.5 ans sont invités à la grange par Sœur Marie-Edouard. Eugène voit la Vierge et la décrit de la même manière que l’ont fait les autres enfants.

60 personnes environ se trouvent rassemblées lorsque le Monsieur Curé arrive à la grange.

 

C’est alors que les 4 principaux voyants, Joseph et Eugène Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé, s'écrient ensemble : "Oh ! quelque chose arrive !" Une petite croix rouge apparaît sur le coeur de Notre-Dame ! Elle ne sourit plus et paraît très triste !"

 

Le Curé, parfaitement convaincu que les enfants voient vraiment la Sainte Vierge, ne cesse de faire réciter le chapelet et les litanies et de faire chanter des cantiques.

 

Puis sur une grande banderole blanche, longue comme la maison Guidecoq et large d'un mètre, des lettres majuscules forment graduellement le texte suivant :

 

MAIS PRIEZ MES ENFANTS, DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS.

MON FILS SE LAISSE TOUCHER

 

Les enfants voient ensuite la Vierge devenir extrêmement triste.

 

"Voilà encore quelque chose qui arrive, crient les enfants, une croix d'un rouge très vif, haute de 60 centimètres, avec un christ tout couvert de sang. Et au sommet de la croix, une deuxième traverse blanche sur laquelle est écrit en lettres rouges : JESUS-CHRIST. " De ses deux mains, la Vierge tient la croix un peu inclinée vers les voyants. Elle abaisse ses yeux pour fixer, pleins de douleur, le Christ ensanglanté qu'elle présente.

 

En même temps, une étoile se met en mouvement et allume quatre bougies autour de la Vierge, qui resteront allumées jusqu'à la fin de l'apparition.

 

Le chant de " l'Ave Maris Stella " terminé, le crucifix rouge disparaît. La Sainte Vierge abaisse les mains tendues vers les assistants, une petite croix blanche parait comme plantée sur chacune de ses épaules. La Vierge sourit de nouveau d'un sourire empreint de gravité.

 

"Voyez-vous encore ?" dit Monsieur le Curé aux enfants. Tous ensemble ils répondent : "Non, Monsieur le Curé, tout a disparu ; c'est tout fini."

 

Il est 21 heures. L'Apparition a duré près de trois heures.

 

Le saint Curé rentre au presbytère tout ému et bien convaincu de l'authenticité de l'Apparition. La nouvelle de l'évènement de Pontmain se répand très vite dans toute la contrée et dans toute la France.

 

Beaucoup de personnes font déjà le déplacement de Pontmain, en carriole, mais souvent aussi à pied, et parfois viennent de très loin. Dès le premier anniversaire, le 17 janvier 1872, on compte 8.000 pèlerins.

 

En septembre 1873, pendant six jours se succèdent près de 40.000 pèlerins venus de toute la région.

 

Ce sanctuaire fut béni solennellement le 27 juin 1877.

 

En 1908, les 22-23-24 septembre a lieu la proclamation solennelle de la Basilique Notre Dame de l’Espérance de Pontmain en présence de 2 archevêques, 4 évêques, 600 prêtres et 15.000 pèlerins.

Union de prières pour la paix !

Etoile Notre Dame : message@etoilenotredame.org

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Notre Dame de Pontmain
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