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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 15:52

 

Bienheureuse sainte Anne, vous avez donné le jour à la Mère de Dieu et vous êtes l’illustre aïeule de notre sauveur Jésus-Christ, moi N… je vous choisis en ce jour pour ma patronne et ma mère, je m’offre et me consacre entièrement à vous.

Je recommande à votre maternelle sollicitude et à votre sainte garde, mon corps et mon âme, les nécessités et les vicissitudes de mon existence, ma vie et ma mort.

Je me propose et prend l’engagement de vous servir et de vous honorer, par amour pour Marie votre fille très sainte, de défendre et de partager selon mon pouvoir, votre glorieux patronage.

De votre côté, ô ma très douce mère, O ma patronne, daignez me recevoir au nombre de vos serviteurs et de vos fils adoptifs. Daignez m’attacher à vous, par les liens de la plus tendre dévotion, obtenez-moi d’imiter si parfaitement les vertus qui vous ont rendue agréable à Dieu, que je mérite les faveurs de vote Jésus et de Marie votre Fille.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 15:51

Mais ce qui était quasi spontané, l'expression naturelle de la foi et de la fidélité, devient, à partir de 1844, une démarche systématique, organisée. Les légitimistes viennent à Sainte Anne demander à la mère de Marie et à saint Michel de protéger la France et de guider son roi. Un pèlerinage est né. " Bientôt, écrit le chanoine Cadie, l'un des responsables du sanctuaire, tous les royalistes se donnèrent rendez-vous à Sainte Anne d'Auray le 29 septembre et la fête devint purement royaliste." Elle prit même "de plus en plus d'extension, surtout en 1875, 1876."

En 1889 fut créée une société‚ dans le but d'ériger, par souscription, un monument à la mémoire du Comte de Chambord. Hélas, les rangs légitimistes se sont éclaircis, les fonds sont difficiles à réunir et il faudra attendre quelques années pour voir le monument et son enclos tels qu'ils nous apparaissent encore aujourd'hui. Chaque année, les "fidèles", les blancs d'Espagne, viennent rendre hommage à celui qui leur avait appris " Ma personne n'est rien, mon principe est tout ".

Ceux qui avaient oublié la recommandation étaient passés à la république ou à l'Orléanisme. En 1913, c'est le 70ème pèlerinage. Les participants sont approximativement le même nombre que l'année précédente, le nationalisme maurrassien n'a aucun effet sur ce dernier carré. Leurs convictions et leur détermination laissent même entrevoir plus qu'un maintien, un renouveau. La terrible guerre qui va éclater le 3 août 1914 en décidera autrement.

Nous avons arrêté notre histoire du pèlerinage légitimiste en 1913 (La Gazette Royale N' 48 Janvier - février 1992).

Avant d'en reprendre le cours, il peut être intéressant de rappeler ici l'importance religieuse de Sainte-Anne d'Auray.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 15:49

 

1844 - Le règne du fils de Philippe Egalité touche à sa fin. Une partie des éléments révolutionnaires qui se sont servis de lui en 1830 ont acquis la force suffisante pour réclamer ouvertement la république.

L'héritier de nos rois est en exil, à Göritz. Depuis le 2 juin, c'est Mgr le duc de Bordeaux. Il a succédé à son oncle, Louis XIX, dont la grande ambition avait été de préparer son neveu à son futur métier de roi. Henri V n'a que 24 ans. Les légitimistes, durement éprouvés par les persécutions philippardes se sont donnés rendez-vous ce dimanche 29 septembre, jour anniversaire du jeune roi, à Sainte-Anne d'Auray pour prier à son intention.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 15:49

 

Pourquoi à Sainte Anne d'Auray ? En partie, sans doute, parce qu'ici les légitimistes sont encore nombreux. Mais il faut en rechercher les raisons profondes ailleurs, dans la longue tradition qui a lié la famille royale au sanctuaire de Sainte Anne. En 1628, la reine, Anne d'Autriche, demande de faire à Sainte Anne d'Auray des prières publiques et quotidiennes pour obtenir un héritier. Après la naissance de son fils, en 1639, Louis XIII accorde au pèlerinage une relique de Sainte Anne. Dès lors, ce fut une tradition dans la Maison de France de recommander à Sainte Anne la naissance des princes. En 1644, Henriette de France, reine d'Angleterre vient dans ce village breton dont la renommée s'étend désormais à toute la chrétienté. Elle peut s'entretenir avec le voyant, Yves Nicolazic. Les visites et les interventions de membres de la famille royale vont jalonner l'histoire du sanctuaire. Louis XIV, la Grande Dauphine, le duc d'Angoulême, la duchesse d'Angoulême, la duchesse de Berry, etc., témoignent de cette fidélité.

En 1795, alors que les révolutionnaires occupent encore le pays, des rassemblements ont lieu à quelques kilomètres de Sainte-Anne, au Champ des Martyrs, là où Hoche a fusillé quelque cinq cents des prisonniers à qui, pour hâter la reddition de Quiberon, il avait promis la vie sauve.

Le respect dû aux morts et la fidélité à la cause défendue par les combattants de la liberté ne craignent pas les menaces des sans-Dieu.

En 1815, avec le retour des Bourbons, les rassemblements se font autant à Sainte Anne qu'au Champ des Martyrs.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 15:43

 

Le tombeau de saint Joachim se montre encore aujourd’hui aux pèlerins de la Terre Sainte, dans l’église du Saint-Sépulcre de Notre-Dame, dans la vallée de Josaphat, au côté droit du grand autel, avec celui de son épouse sainte Anne et de saint Joseph, époux de la sainte Vierge. Son corps à depuis été transféré à Jérusalem, et une partie de son chef se conserve précieusement à Cologne, dans l’église des machabées.

Le corps de la bienheureuse Anne, mère de la Vierge Marie, transporté en France par la barque de Provence de la chapelle sépulcrale de Notre-Dame de Josaphat où il reposait près de celui de saint Joachim, fut remis, d’après une antique tradition, à l’église d’Apta Julia, par une faveur insigne de Dieu. Le très-ancien martyrologe d’Apt mentionne cette translation. Trithemius, De laudibus sanctae Annae, Joannes de Montevilla, In itinerario, disent que le corps de sainte Anne fut transporté d’Orient en Occident et déposé dans les Gaules. Plusieurs voyages en Orient, notamment celui du Père Nau, en parlent.

Mais le temps des persécutions s’avançant à grands pas, le bienheureux Auspice, premier évêque d’Apt, le cacha dans une sorte d’armoire pratiquée dans le mur de la crypte la plus basse, qui existe encore aujourd’hui. Il plaça devant les reliques une lampe allumée qui ne s’éteignit qu’en 792, le jour de leur découverte. Le saint évêque ayant ensuite très-diligemment muré la crypte, de manière à la rendre impénétrable, et les confidents du secret, qui avaient connaissance du lieu, étant morts, la crypte resta inconnue aux hommes pendant sept siècles, et les reliques de sainte Anne furent préservées ainsi grâce à la prévoyance de saint Auspice, dans les irruptions des Alains, des Suèves, des Vandales et autres barbares qui ravagèrent la Provence, et les dévastations horribles des Sarrasins, après la défaite totale desquels le glorieux Charlemagne eut le bonheur de les découvrir.

Charlemagne vint séjourner à Apt aux approches de la fête pascale, après avoir pacifié la Provence par la défaite des Sarrasins, dans la plaine qui s’étend entre la montagne de Cordes et la colline de Montmajour. Le souvenir de cette bataille, où la dernière espérance de l’islamisme fut détruite, s’est conservé dans une inscription de l’église de Montmajour-lez-Arles.

Le premier soin de Charlemagne, après son arrivée à Apt, fut de faire reconsacrer par Turpin l’église cathédrale qui avait été polluée par un culte impie. Tandis qu’un concours extraordinaire de grands seigneurs et de peuple assistait à cette solennité, et pendant que la population répandue à l’entour rendait à Dieu, dans son ravissement, des louanges à l’occasion de son sanctuaire restitué, le Seigneur, enveloppant de son amour les vœux pieux de la cité et la foi ardente de Charlemagne, découvrit, par un miracle éclatant et une faveur inespérée, le trésor inconnu des reliques de sainte Anne.

Un jeune homme du nom de Jean, âgé de quatorze ans, aveugle, sourd et muet de naissance, fils du baron de Caseneuve, était présent dans le sanctuaire. Pendant quelque temps, on vit ce jeune homme paraître écouter un certain avertissement céleste. Bientôt il commença, en frappant sur une levée de degrés menant au maître-autel, à faire signe qu’on creusât profondément le sol, afin que, les degrés enlevés, on vit ce qui était peut-être caché dessous. L’office divin était troublé par là, sans qu’il fût au pouvoir des gardes ni des autres officiers de retenir ce jeune homme. Cependant, tous les assistants étant surpris par la nouveauté du fait, le prince, présageant un miracle, donna ordre de se conformer aux vœux si vivement exprimés par l’adolescent.

On enlève à l’heure même les marches de la montée indiquée, et on découvre aussitôt une porte fermée de grosses pierres qui fait présager quelque chose de remarquable. Les ouvriers ayant ouvert cette porte à coups de marteau, on vit une entrée et une descente de degrés qui conduisit dans une grotte souterraine artistement travaillée. C’était la crypte où le bienheureux Auspice, apôtre des Aptésiens, avait coutume de nourrir par la parole sainte et les Sacrements le peuple qui lui était confié.

L’aveugle Jean marchait le premier, indiquant le chemin avec une telle sûreté, que Charlemagne fut obligé de le faire tenir près de lui pour qu’il ne fût pas foulé aux pieds des curieux. Le jeune homme faisait toujours comprendre du geste qu’on creusât plus avant la terre à la partie du mur qu’il signalait. On descendit enfin dans un souterrain long et étroit ; mais là une lumière extraordinaire apparaissant entoura les assistants. La crypte inférieure étant enfin ouverte, tandis que tous, pleins d’admiration, regardent une lampe ardent placée devant une sorte d’armoire murée, le roi lui-même, le clergé et les grands de la cour, accourent tout joyeux vers la mystérieuse clarté, qui s’éteignit aussitôt au contact de l’air.

Chose admirable ! voilà que Jean, ayant tout à coup les yeux ouverts, ainsi que les oreilles, et la langue déliée, s’écrie : " Dans cette ouverture est le corps de sainte Anne, mère de la très-sainte Vierge Marie, Mère de Dieu ".

Tous les spectateurs, remplis d’étonnement, poussent mille acclamations de joie. Cependant le très-pieux roi ordonne d’ouvrir la niche. Aussitôt une odeur semblable à celle du baume se répand et le dépôt sacré, attesté par un si grand miracle, apparaît renfermé dans une caisse de cyprès, enveloppé d’un voile précieux, et certifié par cette inscription : " Ici est le corps de la bienheureuse Anne, mère de la Vierge Marie ". La caisse ouverte, une odeur suave se répandit dans l’une et l’autre crypte pour la confirmation du miracle. L’archevêque Turpin, ayant pris la caisse, la mit entre les bras de Charlemagne pour la lui faire baiser en signe de joie et de consolation.

Le pontife rendit grâces à Dieu, auteur cette miraculeuse invention, qui avait manifesté le corps vénérable de l’aïeule du Christ pour être la protection et le secours de la ville d’Apt.

Charlemagne ordonna de faire consigner dans des écrits le récit de tous les faits, tels qu’ils s’étaient passés, et d’en référer au souverain Pontife, de qui ils furent approuvés par un diplôme qu’il délivra. L’empereur, voulant néanmoins en instruire le premier pape Adrien, lui écrivit une lettre que l’on possède encore.

Pendant la Révolution, les précieuses reliques conservées à Apt ne furent pas profanées. Une partie des dons offerts par les pèlerins échappèrent au bouleversement social et sont aujourd’hui l’ornement et la gloire de cette église.

C’est de la ville d’Apt que sont sorties toutes les reliques de sainte Anne, que l’on peut voir et vénérer maintenant ailleurs.

Le couvent de la Visitation de Chartres a le bonheur de posséder une petite partie du chef de sainte Anne.

Mais nulle part sainte Anne n’est aussi honorée qu’au pèlerinage qui porte son nom près d’Auray, chef-lieu de canton du Morbihan, arrondissement de Lorient. Ce pèlerinage, depuis longtemps oublié, se renouvela en 1624. Sainte Anne, comme il a été constaté par les enquêtes juridiques les plus multipliées et les plus minutieuses, apparut plusieurs fois, en plusieurs endroits, à diverses heures du jour et de la nuit, à Yves Nicolazic, laboureur de la paroisse de Pluneret, près d’Auray, diocèse de Vannes, et du village de Kerauna (mot qui signifie, en breton, la même chose que la ville d’Anne, en français).

Nicolazic devait une réparation à sainte Anne au nom de ses ancêtres. Car ceux-ci, en cultivant la pièce de terre du Bocennu, où il restait encore des vestiges de l’antique chapelle de la  Sainte en avaient tiré de temps à autre des pierres de taille qu’ils avaient amassées, et dont le père d’Yves avait bâti, en 1614, une grange où l’on distinguait des pierres qui avaient servi à quelque fenêtre d’église. Tantôt Yves Nicolazic entendait un grand bruit, se trouvait environné d’une grande lumière, au milieu desquels sainte Anne lui apparaissait. Tantôt, il voyait cette Sainte qui, la nuit, marchait devant lui, un flambeau à la main. Quelquefois, il n’apercevait que le flambeau et la main qui le tenait. L’aïeule du Sauveur avait la forme d’une vénérable dame, éblouissante de éblouissante de beauté, avec des vêtements blancs comme neige. Elle lui apprit que, dans le Bocennu, il y avait autrefois une chapelle dédiée à son nom, ruinée depuis neuf cent quatre-vingt-quatre ans et six mois (c’est-à-dire l’an 699). Elle désirait que cette chapelle fût rebâtie. Guillemette le Roux, femme de Nicolazic, se levant du lit le 6 mars, trouva sur sa table, au lieu même où son mari avait vu auparavant une main avec un cierge allumé, douze quarts d’écus, monnaie de France, dont quelques-uns étaient de l’an 1613 et d’autres de date inconnue, marqués à divers coins avec des lettres que personne ne pouvait expliquer. Plus tard, on se disputa ces pièces mystérieuses comme des objets de dévotion. Enfin sainte Anne ordonna à Nicolazic d’aller dans le champs du Bocennu, où il trouverait, à un endroit qui lui serait indiqué, une statue qui la représentait. En effet, il partit avec des témoins, conduit par une lumière que virent ceux de ses compagnons qui étaient en état de grâce, et, à l’endroit où cette lumière s’arrêta, ils trouvèrent, en creusant, une statue en bois représentant sainte Anne. Quelque temps après, la grange dont nous avons parlé, et qui n’était couverte que de paille, fut entièrement consumée   par le   feu, sans   qu’on pût  l’éteindre, quelque quantité

d’eau qu’on y jetât. L’incendie ne gâta rien de ce qui était dans la grange, ni des monceaux de gerbes de seigles qui en étaient tout proche, quoique le vent y dût naturellement porter la flamme. Ce fut donc à la fois un châtiment et un bienfait. L’image de sainte Anne attira bientôt une foule innombrable de pèlerins ; avec leurs offrandes, on bâtit une chapelle : elle fut embellie par les religieux de l’Ordre du Carmel, qui s’établirent dans ce sanctuaire le 21 décembre 1627 ; le roi Louis XIII leur donna une relique de saint Anne en 1639. Urbain, par ses bulles datées du 22 septembre 1638, accorda de grandes indulgences aux pèlerins et à la Confrérie de Sainte-Anne d’Auray. Les religieux furent chassés en 1792, leur couvent et leur église vendus, l’image fut brisée et brûlée, un seul morceau de la figure échappa à la destruction ; on le voit encore dans le piédestal de la nouvelle statue. L’église et le couvent, rachetés en 1815, furent confiés aux Pères Jésuites qui y établirent un petit séminaire. Ils en furent expulsés en 1828. Depuis cette époque, la maison de Sainte-Anne n’a pas changé de destination, elle est encore l’école ecclésiastique du diocèse de Vannes, et la dévotion attire toujours dans son église de nombreux pèlerins. Sainte Anne est aussi en grand honneur dans la Lorraine allemande. Dans le diocèse de Nancy, près d’Albestrolf, chef-lieu de canton de la Meurthe, arrondissement de Château-Salins, on remarque une magnifique chapelle romane de date assez récente, mais construite sur l’emplacement d’autres monuments consacrés à sainte Anne. Ce culte envers l’aïeule de Notre-Seigneur Jésus-Christ est d’origine tellement reculée dans cette partie de la Lorraine, qu’on ne peut facilement en assigner la date. Dès le XIIe siècle, nous trouvons, à l’endroit qui nous occupe, une chapelle dédiée à sainte Anne, qui en avait, suivant la tradition, déterminé elle-même l’emplacement. Aujourd’hui ce lieu de pèlerinage est devenu plus important encore depuis qu’il est enrichi d’une insigne et précieuse relique de sainte Anne, provenant d’Apt, en Provence.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 15:40

La mère de la sainte Vierge Marie était de la tribu de Juda et de la lignée royale de David. Anne et Joachim, son époux, lui aussi de la tribu de Juda, étaient riches et possédaient de grands troupeaux. Ils menaient une vie sainte, mais malgré leurs prières ferventes, n’avaient malheureusement pas d’enfants. C’était pour les Juifs la pire des malédictions et elle vaut à Joachim de se voir refusée l’offrande qu’il porte au temple. Enfin, après bien des prières et des humiliations, ils sont exaucés : Marie, mère de Dieu, est conçue et sa conception est immaculée.

Sainte Anne est honorée en Orient dès le Vème siècle où l’empereur Justinien élève une basilique en son honneur. En Occident la dévotion à sainte Anne semble avoir pris son essor à l’époque des croisades. Sa fête est successivement supprimée par saint Pie V, puis rétablie par Grégoire XIII, déclarée fête chômée par Grégoire XV, puis réduite au rite de 2ème classe par Léon XIII. C’est Paul VI qui fusionne la fête de sainte Anne avec les deux fêtes que possédait jusque-là saint Joachim le 20 mars et le 16 août.

On vénère dans l’ancienne cathédrale d’Apt une partie du corps de sainte Anne. D’après la tradition, le corps de sainte Anne aurait été apporté d’Orient à Marseille ou à Arles à l’époque gallo-romaine, confié à un évêque d’Apt par une religieuse de ces deux villes, caché au temps des invasions et retrouvé sous le règne de Charlemagne. Une grande partie des reliques de sainte Anne maintenant dispersées proviennent d’Apt, ce qui explique son culte dans l’ancienne abbaye d’Ourscamp, à Rouen, Naples, Vinay, Florence, Ancone et sainte Anne de Beaupré au Canada.

La relique la plus connue de sainte Anne est à Auray. Le culte de sainte Anne a été reconnu par Urbain VI en 1382. L’église d’Apt a le mérite d’avoir, la première, fait connaître le culte de la grand-mère du Christ.

Autour de l’image primitive qui glorifie la mère de la Vierge, d’autres images mettent en valeur le cadre de sa vie : sa rencontre avec Joachim devant la Porte dorée, la Présentation de la Très sainte Vierge au temple. Mais l’image la plus populaire la représente apprenant à lire à Marie. Cette idée a fait d’elle la patronne de l’éducation chrétienne et des libraires. Nulle part au monde sainte Anne n’est honorée comme en Bretagne où, de 1623 à 1625, elle apparaît à Yves Nicolazic de Keranna près d’Auray où elle y est invoquée et fêtée le 26 juillet.

Sainte Anne, toi qui a transmis l’amour des saintes Ecritures à ta fille Marie, entends notre prière et protège nos familles.                                                     Association des Bannières 2000. Tome 1 p.34

 

De son côté, la Vierge Immaculée voulut également manifester avec éclat l'amour dont Son Cœur débordait pour notre Pays: A ces Amis de dilection que Son Fils envoie en Gaule, Elle confie ce qu'Elle a de plus sacré au monde, le corps de Sa Mère, Sainte Anne, pour qu'ils le déposent dans notre sol, pour bien montrer qu'Elle considérait que notre Peuple était plus capable qu'aucun autre de La remplacer sur terre pour entourer cette tombe si chère de respect, de vénération et d'amour.

Extrait du livre « La Mission Divine de la France » du Marquis de la Franquerie

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