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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 21:07

            Marthe est la sœur de Lazare et de Marie de Béthanie. C’est elle qui se plaint au Seigneur de ce que sa sœur lui laisse tout le souci du service et à qui Jésus répond de ne pas tant s’agiter et s’inquiéter.

 

            C’est elle aussi qui, avant la résurrection de Lazare, prononce cette magnifique profession de foi en réponse à l’invitation de Jésus qui lui demande si elle croit qu’Il est la résurrection et la vie : «  Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui devait venir dans le monde. » (Jn XI 1-44). Marthe est enfin signalée par saint Jean comme présidant au service lors du repas que Jésus prend chez Simon le Lépreux (Jn XII 1-9)

 

            Selon la tradition rapportée au IXème par l’érudit bénédictin allemand Raban Maur, sainte Marthe a débarqué aux Saintes-Maries-de-la-Mer avec sa sœur Marie de Béthanie - qui était peut-être aussi Marie-Madeleine – son frère Lazare, Marie Salomé et Marie Jacobé et leur servante Sara. Marthe se serait fixé à Tarascon où elle aurait par miracle terrassé un dragon femelle, la fameuse Tarasque, qui dévorait les animaux domestiques et les enfants. On raconte aussi qu’elle aurait ressuscité un jeune homme noyé à Avignon. En 1187, les tarasconnais retrouvent les reliques de sainte Marthe et achèvent en 1197 une église pour les abriter.

 

             Sainte Thérèse d’Avila exhortait ses filles du Carmel à considérer l’exemple de sainte Marthe : « Sainte Marthe ne se lassait pas d’être une sainte, bien qu’on ne dise pas qu’elle fût contemporaine. Que prétendez-vous de plus que de ressembler à cette bienheureuse sainte, qui a mérité de recevoir tant de fois dans sa demeure Notre Seigneur Jésus-Christ, de lui donner à manger à sa table ? Si vous restiez en contemplation comme Madeleine, il n’y aurait personne pour donner à manger à cet Hôte divin… Que les Sœurs se rappellent qu’il doit y avoir parmi elles quelqu’un qui prépare le repas du Seigneur. Qu’elles s’estiment heureuses de le servir comme Marthe ».

 

            Sainte Marthe dompte la Tarasque. La Tarasque est un monstre, moitié bœuf, moitié poisson. Tantôt sainte Marthe la foule aux pieds, tantôt la traîne attachée à une chaîne ; le plus souvent elle l’asperge d’eau bénite avec une branche d’olivier ou d’un goupillon. Quelquefois elle lui présente la croix. Assez fréquemment elle porte un bénitier et presque toujours le goupillon, parfois dans la gueule de la Tarasque, on aperçoit un homme à moitié avalé. Il en est qui se demandent si les images primitives avaient bien un goupillon et si les vieux artistes n’avaient pas tout simplement mis à la main de sainte Marthe, la maîtresse de maison si affairée de Béthanie, le sceptre prosaïque de la ménagère, le balai. Avec le temps, ce balai est devenu un goupillon et le bénitier serait tout simplement arrivé par la suite. Qu’importe au surplus ? Le balai du logis n’a-t-il pas, lui aussi, chassé bien des Tarasques ?

Association pour le Xve centenaire de la France. Le livre des Bannières Tome I p.40

 

Sainte Marthe est invoquée dans les maladies infectieuses et en particulier le choléra. Elle est la patronne des aubergistes, des hôteliers et des lavandières ainsi que des ménagères, du personnel de service et des cuisinières. Elles est également invoquée contre le mal aux reins.

Prier avec les Saints. Recueil de 188 litanies Tome 2 p. 217 d’Alain MIUS Edition Résiac

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Marthe
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