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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 21:05

1592 : Naissance à Mauriac


Fille naturelle de Louis de Marillac, seigneur de Ferrières, Louise naît le 12 août 1591 dans une famille aristocratique, originaire d'une vieille cité du Cantal : Mauriac.


Au service de la Couronne de France, riches d'un vrai patrimoine culturel, les Marillac sont aussi riches d'honneurs. De caractère inconstant, son père épouse, en secondes noces, le 12 janvier 1595, Antoinette Le Camus, veuve, mère de trois enfants.


Alors, Louise déjà frustrée d'une tendresse maternelle, rejetée par sa belle-mère, est placée chez les Dominicaines du couvent royal de Poissy où elle rencontre l'affection de sa grand-tante, religieuse.

Elle reçoit une éducation soignée et humaniste, apprend le latin, la musique, la peinture et est initiée à la spiritualité.

A la mort de son père, le 25 juillet 1604, son oncle, Michel de Marillac, Chancelier de France, lui est donné comme tuteur. Louise quitte Poissy pour être placée dans une pension où elle découvre le milieu social de la petite bourgeoisie. L'apprentissage des tâches ménagères complète son éducation et affirme son tempérament.

A vingt ans, elle se sent appelée par Dieu à rejoindre l'ordre des Capucines. Le refus du Provincial, Honoré de Champigny, la blesse profondément ainsi que l'obligation d'accepter le mariage décidé par son tuteur. 
 
1613 : Mariage avec Antoine Legras

Le 5 février 1613, elle est unie à Antoine Le Gras, écuyer de la reine. A l'instar des femmes de la bourgeoisie, elle garde l'appellation de "Mademoiselle". Louise souffre cruellement du rejet de sa famille. Par bonheur, le jeune couple s'aime, partageant la même foi. Elle fait enfin l'expérience d'un "chez soi". Cette félicité est comblée par la naissance de leur fils, Michel, le 18 octobre 1613.

Louise lui prodigue l'immense amour qui lui avait manqué. Elle développe toutes ses richesses maternelles.

Ce bonheur éphémère est mis en péril par la maladie d'Antoine. Malgré son dévouement et son amour, elle songe à la rupture, se croyant responsable du mal de son époux. Le 4 juin 1623, la Grâce de Pentecôte l'éclaire : elle doit demeurer avec son mari, le temps viendra où elle sera dans une petite communauté, au service de son prochain. La mort de son époux, le 21 décembre 1625, lui est une nouvelle déchirure. A son désarroi s'ajoute une préoccupation constante : l'instabilité de son fils Michel. Dépressive, elle s'inquiète et souffre. Seules la culture, la lecture de François de Sales, Bérulle, etc... la consolent. 
 
1624 : Rencontre avec Vincent de Paul

C'est alors qu'à trente-quatre ans, angoissée quant à son avenir, son chemin croise celui de Vincent de Paul dont la charité contagieuse la subjugue. Ebranlée par des doutes sur l'immortalité de l'âme, sur sa vocation intérieure, elle trouve en Vincent de Paul, le guide sûr et efficace qui lui permet de se sauver d'elle-même pour se donner totalement à Dieu. Durant cinq ans, il s'applique à l'orienter et à construire sa vie spirituelle, transformant cette humble veuve très sensible en une remarquable organisatrice. Au cours d'une retraite, en 1628, Louise décide de se consacrer dans les Charités, au service des pauvres. En mai 1629, Vincent lui demande de faire, elle-même, la visite des Confréries de la Charité : "Allez donc, Mademoiselle, allez, au nom de Notre-Seigneur. Je prie sa divine bonté qu'elle vous accompagne, qu'elle soit votre consolation en votre chemin, votre ombre contre l'ardeur du soleil, votre couvert à la pluie et au froid, votre lit mollet en votre lassitude, votre force en votre travail et qu'enfin il vous ramène en parfaite santé et pleine de bonnes oeuvres". (Coste 1, 73-74). 
 
1633 : Fondation des Filles de la Charité

Louise devint ainsi la première responsable, la Visitatrice des Confréries, franchissant un pas capital vers la fondation de la Compagnie des Filles de la Charité qui deviendra effective le 29 novembre 1633. Ainsi commence une longue et fructueuse collaboration avec Vincent de Paul. Avec les Dames de Charité, elle s'occupe de l'instruction des fillettes pauvres, assiste les malades. Elle accueille les enfants abandonnés, leur trouve une famille et suit leur évolution, visite les galériens (dès 1640, les Filles de la Charité complètent ce service). Elle organise la vie des personnes âgées et infirmes à l'Hospice du Saint-Nom de Jésus. 
 
1660 : Mort de Louise de Marillac

Elle meurt le lundi de la Passion, le 15 mars 1660 à 11h30. Elle est proclamée sainte par le pape Pie XI, le 11 mars 1934 et déclarée patronne de ceux qui s'adonnent aux oeuvres sociales par Jean XXIII, le 10 février 1960.
 
Société de Saint-Vincent-de-Paul – Fédération Française – 120 avenue du Général Leclerc - 75014 Paris - Tél : 01.42.92.08.10

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Louise
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