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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 09:35

 

            Née à Corbie près d’Amiens en 1381, Colette, dont le nom est un diminutif de Nicolette, est marquée par le ciel dès sa naissance. Ses parents avaient en effet beaucoup prié saint Nicolas pour obtenir cette enfant dont la naissance tient du prodige puisque sa mère était sexagénaire et n’avait pu jusque-là avoir d’enfant. A l’âge de dix-huit ans Colette perd ses parents et veut embrasser la vie religieuse. Elle entre successivement chez les Béguines, , les Bernardines, les clarisses Urbanistes, mais elle quitte tous les ordres dont les règles lui semblent trop douces.

            Elle devient alors tertiaire de saint François et prononce le vœu de réclusion. Le 17 septembre 1402, en la fête des stigmates de saint François, elle est murée entre deux contreforts de l’église Notre-Dame de Corbie dans une cellule qui ne prend le jour que par une grille donnant sur l’autel. Elle y vit trois ans jusqu’à ce que saint François et sainte Claire lui apparaissent et lui demandent de réformer l’ordre franciscain.

            C’est alors l’époque du grand schisme d’occident et le gouvernement de l’Eglise est disputé entre trois papes, l’un à Rome, l’autre à Avignon et le dernier à Pise. La France ayant, comme l’Espagne et l’Ecosse, fait allégeance au pape d’Avignon, Pedro de Luna, dit Benoît XIII, Colette se rend en Avignon pour faire part au pape de la mission qu’elle a reçue. Benoît XIII, très impressionné par cette religieuse de vingt-cinq ans, lui donne lui-même le voile et la corde et l’établit supérieure générale de tous les couvents qu’elle fonderait ou réformerait. On la voit alors à Besançon, Auxonne, Poligny, Amiens…

On la traite de visionnaire, de fanatique, de folle. Mais Dieu sème les miracles sous ses pas et Colette réussit à ramener les clarisses à l’exigence de leur règle primitive en France, en Espagne, en Flandre et en Savoie et elle fonde dix-sept couvents. Elle aide aussi saint Vincent Ferrier à réparer le schisme papal. Elle meurt à Gand le 6 mars 1447. Son culte se développe surtout après la peste de Gand en 1469.

            Ses reliques sont transférées à Poligny chez les Clarisses dans un couvent fondé par elle-même. Elle avait fait la promesse d’y revenir.

           

 Les attributs de sainte Colette sont le puits appelé « Puits de la samaritaine » en souvenir d’une fin de carême, après la lecture de cet Evangile, le puits se trouva à sec. Elle fit le miracle d’y faire revenir l’eau qui, depuis, n’a jamais manqué.

            La poule rappelle qu’à la fin d’un long carême, alors qu’elle était en prière dans le cloître dans un état de grande faiblesse, une poule vint pondre un œuf dans les plis de sa jupe. Le Seigneur l’invita à le gober pour lui redonner des forces.

Association Bannières 2000 Tome I p.330

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Colette
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