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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 21:19

De vieilles chroniques l’appellent Solange ou Soulange ; son lieu d’habitation natal n’existe plus ; on voit au milieu du Pré-Verdier les ruines d’une maison qu’habitait, dit-on, sainte Solange. Cette prairie est à une demi-lieue du bourg appelé du nom de la Sainte depuis sa mort, et auparavant Saint Martin du Cros. Vie de sainte Solange, par M. l’abbé Oudoud, p.6

 

Reliques et culte de sainte Solange

 

        On exhuma bientôt ses restes précieux, à cause des miracles qu’ils opéraient ; on les transféra du cimetière dans l’église de Saint martin, qui prit le nom de Sainte Solange. Ils furent renfermés d’abord dans une châsse en bois, artistement travaillée ; et, plus tard, dans une châsse en cuivre doré. La dernière translation eut lieu le lundi de la Pentecôte, 8 juin 1511. La cérémonie fut présidée par Mgr Denis de Bar, ancien évêque de Saint-papoul, qui, avec l’autorisation des vicaires-généraux capitulaires, consacra solennellement, dans cette circonstance, l’église de Sainte Solange. Au XVIIe siècle, cette châsse fut renfermée dans une autre d’argent.


       
En 1793, la châsse de sainte Solange fut enlevée de la paroisse du diocèse de Bourges, qui porte son nom, et ses reliques furent dissipées. Mais « en faisant ma visite d’archidiacre à Méry-ès-Bois, le 5 avril 1843, nous écrit M. Caillaud, vicaire général, j’y trouvai des reliques de sainte Solange : un os du crâne, la machoire supérieur et une dent de la Sainte. Ces relique appartenaient, avant la Révolution, à l’abbaye des bernardins de Louis et avaient été transférées avec grande pompe à Méry-ès-Bois, en 1791, lorsque les moines quittèrent le couvent ; je divisai ces reliques en deux portions égales, dont l’une resta à Méry-ès-Bois, et l’autre fut donnée à la paroisse de Sainte Solange ».


       
Le diocèse de Nevers, plus heureux que celui de Bourges, a pu sauver tout ce qu’il possédait des reliques de sainte Solange ; la petite boîte qui les renferme porte cette inscription : Fragmento reliquiarum sanctae Solangiae, V.M., 1612.


       
Nous ne pouvons raconter les nombreux miracles qui se sont opérés et s’opèrent encore par l’intercession de la vierge de Villemont : les muets recouvrent la parole ; les aveugles, la vue, les sourds, l’ouie ; les paralytiques, le mouvement ; les boiteux, le pouvoir de marcher ; des malades de toute espèce, leur guérison ; des possédés, leur délivrance. M. l’abbé Caillaud nous écrit encore : « Les miracles continuent de s’opérer à Sainte-Solange. En 1834, une personne de la paroisse du Lys-Saint-Georges (Indre), Mare Moulin, âgée de vingt—six ans, y recouvra la parole qu’elle avait perdue depuis quatorze ans. Le 28 mai 1850, une religieuse du Bon-Pasteur, Pauline Barbery, en religion sœur Saint-Alexis, atteinte, trente huit jours, d’une inflammation de poitrine qui l’avait réduite à un état de faiblesse tel que ses compagnes et le médecin la regardaient comme mourante, fut instantanément guérie, après une neuvaine à Sainte Solange ».


       
Les habitants de Bourges ont toujours eu recours à sainte Solange, dans les calamités publiques, et leur confiance n’a jamais été trompée. Dans ces circonstances, ils demandent qu’on porte processionnellement, dans leurs murs, la châsse qui renferme les reliques de leur sainte patronne.

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Solange
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