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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 22:05

Les Mystères Glorieux

La contemplation du visage du Christ ne peut s'arrêter à son image de crucifié. Il est le Ressuscité! Les mystères glorieux célèbrent le triomphe du Christ sur le pouvoir des ténèbres. Saint Matthieu, un des douze apôtres, ancien collecteur d'impôts, raconte avec détails les habitudes de vie en Palestine et il cite abondamment l'Ancien Testament pour démontrer que Jésus est bien le Messie attendu, le Roi de Juifs, celui qui accomplit les Ecritures. Il tient son symbole : l'homme, de ce qu'il commence son témoignage par la généalogie de Jésus. Avec un grand souci pédagogique, il propose une catéchèse en chapitres bien organisés : cinq grands discours puis la Passion. Et il fait découvrir l'Eglise, avec la conscience qu'elle est le véritable Israël, le peuple de Dieu qui portera du fruit. Nous revivons ici la joie de ceux à qui le Christ s'est manifesté, et la joie de Marie. A la gloire qui, par l'Ascension, place le Christ à la droite du Père, elle sera elle-même associée par l'Assomption. Enfin, par son Couronnement elle brille comme Reine des Anges et des Saints. Au centre de ce parcours glorieux du Fils et de sa Mère, la Pentecôte montre le visage de l'Eglise comme famille unie à Marie, ravivée par l'effusion de l'Esprit et prête pour la mission évangélisatrice.

 

La Résurrection ...je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. II n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit. (Matthieu 28, 5-6)

L'ange confie aux femmes un message pour les Apôtres. Jésus lui-même vient à leur rencontre et leur réitère le même ordre.

 La Résurrection du Christ est le message central de notre foi. Nous la professons dans le Credo, ainsi que la résurrection des morts. A la chapelle, la présentation à la vénération des fidèles du coeur de saint Vincent, des reliques de sainte Louise et du corps de sainte Catherine, retrouvé intact en 1933, nous interpelle sur les fins dernières auxquelles nous sommes destinés. Avec saint Paul, osons dire dans l'espérance : « Ô mort, où est ta victoire ? ».

Que l'espérance, enracinée dans la victoire pascale du Christ ressuscité qui nous révèle le triomphe de la vie, stimule notre ardeur dans le combat pour la vie.

Nous sommes déjà sauvés. Notre bonne volonté suffit. Dieu est à nous et nous sommes à Dieu, si nous le voulons.

L'Ascension Saint Luc, le seul évangéliste qui évoque l'Ascension de Jésus, nous la raconte deux fois. Dans son Evangile, le récit est très bref, il est plus détaillé dans les Actes des Apôtres.

Tandis qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut emporté au ciel. (Luc 24, 51)

 Le 40ème jour après sa Résurrection, Jésus apparaît une dernière fois à ses disciples dans le Cénacle, à Jérusalem. Après avoir partagé leur repas, il leur donne rendez-vous au mont des Oliviers. Jésus a donc refait le parcours de la nuit du Jeudi saint. La petite troupe dépasse le jardin de Gethsémani et gravit le mont des Oliviers jusqu'à son sommet. Là, Jésus adresse à ses disciples un solennel adieu, et après une dernière bénédiction, il s'élève majestueusement devant ses disciples prosternés, et bientôt une nuée lumineuse le cache à tous les regards.

Le dernier geste de Jésus est une bénédiction. Quelle délicatesse! Aujourd'hui, Jésus continue d'envelopper chacun de nous de la même sollicitude et du même amour que durant sa vie mortelle. A la chapelle, la bénédiction des médailles nous le rappelle. Par ce geste sacré de bénédiction institué par l'Eglise, nous sommes préparés à recevoir les grâces et disposés à y coopérer.
Jésus est monté au ciel mais il reviendra parmi nous. Au cours de chaque messe, après la Consécration, demandons avec ferveur le second « avènement de Jésus-Christ notre Sauveur ».

La Pentecôte Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux. Alors ils furent tous remplis de l'Esprit-Saint. (Actes 2, 1-4)

 Une belle mosaïque nous rappelle le souvenir lumineux de l'irruption du Saint-Esprit dans la vie de sainte Louise de Marillac. Le jour de Pentecôte 1623, en l'église St.-Nicolas-des-Champs à Paris, Louise reçut toute consolation et l'annonce de sa mission. Elle en gardera toute sa vie une dévotion particulière pour la troisième personne de la Trinité.

L'Esprit-Saint est à l'oeuvre dans l'Eglise et dans nos vies. Qu'à l'exemple des apôtres, transformés soudainement par la visite de l'Esprit de Dieu, nous devenions des ouvriers infatigables de son règne.Comme les apôtres, faire retraite avec Marie pour se rendre disponible à l'Esprit-Saint.

L'Assomption.  l'Assomption de Marie, implicitement contenue dans l'Evangile et enseignée par l'Eglise.

 La dernière demeure de la Sainte Vierge est probablement la ville d'Ephèse. Là, au terme de sa vie terrestre que la tradition orientale appelle dormition, Marie a été élevée en corps et en âme à la gloire du Ciel. Le corps de Marie n'a pas connu la corruption. Le 1er novembre 1950, Pie XII a proclamé solennellement le dogme de l'Assomption de Marie, participation singulière à la Résurrection du Christ et anticipation de notre propre résurrection. Ce privilège accordé à la Vierge Marie découle de sa maternité divine, exempte de toute faute personnelle et préservée du péché originel, du fait de son immaculée conception, la glorification de son corps a été immédiate.

C'est ici qu'en 1830 Catherine a vu la Sainte Vierge, « en chair et en os » a-t-elle dit, « vêtue d'une robe de soie blanche aurore ». Elle a reçu de Marie la mission de faire frapper une médaille dont la diffusion extraordinaire a préparé le dogme de l'Immaculée Conception, proclamé en 1854.Marie est la première créature à partager déjà la victoire du Christ ressuscité, nous montrant par avance la gloire qui nous est réservée. Demandons la grâce de ne pas passer un seul jour sans adresser à Marie, notre Mère, une fervente prière et, mieux encore, la récitation du chapelet.

Le couronnement de la Vierge Marie est Mère du Roi, Mère du Créateur et Mère du Sauveur. Marie est donc Reine.

En 1954, pour le centenaire du dogme de l'Immaculée Conception, le pape Pie XII a institué la fête liturgique de « La Sainte Vierge Marie, Reine », le 22 août. Il ne s'agit pas d'une nouvelle vérité à croire. En effet, la dignité royale de Marie a de tout temps été formulée dans les documents anciens de l'Eglise et dans les livres liturgiques. L'intention du pape était d'offrir aux chrétiens une occasion de louer Marie en ranimant la mémoire de cette tradition ancienne à laquelle correspond aussi une importante iconographie. Plus proche de nous, le Concile Vatican II a rappelé que la Vierge Immaculée, après avoir été élevée avec son corps et son âme à la gloire du ciel, a été exaltée par le Seigneur comme Reine de l'Univers. Il faut comprendre la royauté de Marie dans l'esprit de l'Evangile, c'est-à-dire comme un service. Marie est une Reine maternelle, puisqu'elle est notre Mère dans l'ordre de la grâce, et une Reine suppliante qui intercède pour chacun de nous.

Par la fresque céleste où règne Marie avec simplicité, par les deux Coeurs de la coupole, brûlants de Charité, par la Vierge au Globe qui porte avec amour la terre contre son coeur, par la Vierge aux Rayons couronnée et auréolée d'étoiles, ici nous contemplons Marie, associée parfaite de l'Unique Rédempteur, parfaite associée de l'Unique Médiateur.

Marie n'attend qu'une chose : qu'on lui demande de répandre en nos coeurs les grâces divines Celle qu'elle préfère, c'est de nous changer de pécheurs en saints...Aimer et faire aimer notre Reine.

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Catherine Laboure
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