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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 22:04

Les Mystères Douloureux

Ici commence l'histoire de la Passion du Christ. Ces dix-huit heures terribles endurées par Jésus avant sa mort nous découvrent les profondeurs de l'amour de Dieu pour nous. Elles sont la source de notre salut. La Passion selon saint Jean, que la liturgie romaine fait lire le vendredi saint, est la plus touchante. Non seulement Jean est un conteur sans pareil, mais il a vu et entendu. Disciple de la première heure et de la dernière, il écrit ses mémoires à Ephèse, à la fin du premier siècle.

Son évangile commence « au ciel », près de Dieu, avec un prologue impressionnant, d'où son symbole, l'aigle. Son récit possède une puissance d'évocation extraordinaire. Il fourmille d'images de la création : la lumière, l'eau, le vent, et des réalités familières de la vie: la vigne, le pain, le berger. C'est une image vivante de son Maître que Jean nous laisse, lui le témoin et l'ami. Cette méditation s'ouvre sur l'Agonie de Jésus à Gethsémani, où le Christ vit un moment particulièrement angoissant. Ce qu'il doit lui en coûter d'adhérer à la volonté du Père apparaît dans les mystères suivants, la Flagellation, le Couronnement d'épines, le Portement de Croix, le Crucifiement et la Mort. Ces mystères révèlent l'amour de Dieu et le sens même de l'homme et conduisent le croyant à revivre la mort de Jésus en se mettant au pied de la croix, près de Marie.

L'Agonie de Jésus à Gethsémani

Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez. (Marc 14,34)

La Sainte Vierge est apparue à Catherine, debout sur un demi-globe terrestre, ses pieds écrasant un serpent, symbole du Malin. Dans le combat spirituel, nous ne sommes pas seuls. Marie combat pour nous et avec nous, si nous lui demandons.

Pierre aime Jésus. Il se croit prêt à tous les sacrifices. Mais au moment crucial où Jésus a besoin de lui, il s'endort... Que la prière devienne l'acte le plus important de notre vie...

 Prier avec Jésus à l'heure de sa plus grande épreuve, c'est la première charité que nous pouvons avoir vis-à-vis de Lui.

La Flagellation

Alors Pilate ordonna d'emmener Jésus pour le flageller. (Jean 19,1)

Les experts ont relevé sur le linceul de Turin les empreintes d'environ 120 coups.

Parmi les victimes de la brutalité humaine, il y a ceux qui subissent la torture par fidélité à leur foi. Ordonné prêtre en cette Chapelle, en 1826, saint Jean-Gabriel Perboyre, Prêtre de la Mission, a subi le martyre en Chine en 1840 dans des conditions très proches de la Passion du Christ. Sa dépouille repose à la Chapelle Saint-Vincent-de-Paul.

Ouvrir les yeux, regarder la foule insouciante et indifférente devant le spectacle affreux des horreurs infligées à Jésus. Regarder les bourreaux déchaînés le frapper avec une cruauté inouïe… Demandons la grâce de compatir aux souffrances des autres et de nous unir à Jésus, comme Marie, dans nos souffrances. Comment oublier ce sang versé pour moi ?

Le Couronnement d'épines

Les soldats tressèrent une couronne d'épines, et la lui mirent sur la tête ; puis ils le revêtirent d'un manteau de pourpre. Ils s'avançaient vers lui et ils disaient : « Honneur à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient. (Jean 19, 2-3)

La couronne d'épines est vénérée à Notre-Dame tous les premiers vendredis du mois et les vendredis de Carême.

Tout le temps de son séminaire, soeur Catherine voit, pendant la messe, le Christ présent dans l'Eucharistie. Le 6 juin 1830, en la fête de la Sainte Trinité : « Notre Seigneur m'apparut comme un Roi, avec la croix sur sa poitrine...» Cette vision témoigne de la royauté eucharistique du Christ. De son tabernacle, Jésus-Hostie règne sur l'univers : Il est le Dieu tout-puissant, le Maître devant qui tout genou fléchit au ciel, sur la terre et dans les enfers.

Que la Vierge Marie nous aide à reconnaître en tout homme outragé la Sainte Face couronnée d'épines.

Le Portement de Croix

Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha. (Jean 19, 17)

Au XVIIIe siècle se diffusent les 14 stations sous l'influence de saint Léonard de Port-Maurice qui en fit ériger 572, dont celui du Colisée à Rome. Chaque année, le Pape le parcourt au jour du Vendredi Saint.

Les 14 tableaux en marbre de Carrare qui couvrent les murs de la chapelle datent de 1930, centenaire des apparitions. Comme toujours, neuf stations illustrent des faits rapportés par les évangélistes, les cinq autres des épisodes rapportés par la tradition. Parcourir le chemin de croix, c'est pénétrer dans les profondeurs de l'amour de Dieu et découvrir la source de notre salut éternel. C'est aussi apprendre à porter les fardeaux les uns des autres.

Ceux qui ont applaudi aux miracles de Jésus, les amis des jours heureux, ont disparu. Un petit groupe de femmes lui est seul resté fidèle et le suit, ainsi que celui que Jésus aimait, comme se nomme lui-même saint Jean. Puissions-nous être désormais avec le petit groupe de ceux qui consolent Jésus par leur fidélité et leur amour.

Tous ces pauvres qui souffrent partout, c'est là mon poids et ma douleur, disait saint Vincent.

Le Crucifiement et la Mort de Jésus Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là le disciple la prit chez lui. (Jean 19, 25-27)

Jean tiendra auprès de la Mère de Jésus la place de son Fils qui va mourir, il l'abritera, la nourrira, l'aimera. Après sa mort, une ultime révélation de l'amour de Jésus nous est donnée par un dernier acte chargé de symbole : son coeur est transpercé par une lance et il en sort du sang et de l'eau.

 Au pied de la croix, Marie devient Mère des hommes. Le don de la médaille en notre chapelle, c'est le cadeau d'une mère qui protège et guide ses enfants pour les amener à Dieu. Et Dieu a choisi pour cela une chapelle dédiée au Sacré-Coeur !

 Demandons de contempler le Christ crucifié, perfection de l'amour, dans la messe qui renouvelle sans cesse le sacrifice de la croix. L'autel de nos églises est un nouveau calvaire.

En apparence, Jésus est abandonné de son Père, Marie est abandonnée de son Fils. Quand l'épreuve nous accable, regardons Jésus, regardons Marie.

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Catherine Laboure
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