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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 22:43

Elle se trouve dans l'église de Costa, cette statue élevée dans la nef, à gauche, au-dessus d'un pilier, dans une niche vitrée.

Elle fut offerte par mon ancêtre, a signora Anna, à la paroisse, en remerciement d'une action de grâce.

Marie est blessée par sept glaives qui s'enfoncent dans sa poitrine et forment autour d'elle une sinistre auréole !

Elle lève vers le ciel un regard suppliant et plein de confiance.

C'est Notre-Dame des sept douleurs ! Cette représentation émouvante nous rappelle les souffrances de Marie, l'une des nôtres, une femme de notre terre ; elle a donné la vie à Jésus et elle a connu la douleur incomparable de voir son fils mourir suspendu à la Croix.

 

- La première douleur, qui annonce toutes les autres, est la prophétie de Siméon dans le temple de Jérusalem.

- la deuxième : La fuite en Egypte

- la troisième : La disparition de l'Enfant Jésus

- la quatrième Le portement de Croix

- la cinquième : La crucifixion

- La sixième : La déposition de Croix

- la septième La mise au tombeau.

 

On fête Notre Dame des Douleurs le 15 septembre, le lendemain de la fête de la sainte croix, ce qui est normal, puisque la plus grande douleur de Marie fut de voir son fils sur la croix.

Chez nous, toutes les femmes portent le prénom de Marie.

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LETTRE APOSTOLIQUE SUR LE SENS CHRETIEN DE LA SOUFFRANCE HUMAINE Maria Santissima Addolorata

 

En expliquant la valeur salvifique de la souffrance, l’Apôtre Paul écrit : « Je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps qui est l’Eglise ». « Je trouve ma joie dans les souffrances que j’endure pour vous » La joie vient de la découverte du sens de la souffrance…

- La souffrance semble appartenir à la transcendance de l’homme. C’est un des points sur lesquels l’homme est en un sens « destiné » à se dépasser lui même et  il y est appelé de façon mystérieuse

- Puisque l’homme marche d’une façon ou d’une autre sur le chemin de la souffrance, l’Eglise devrait en tout temps rencontrer l’homme précisément sur ce chemin. L’Eglise, qui naît du mystère de la Rédemption dans la Croix du Christ, a le devoir de rechercher la rencontre avec l’homme d’une façon particulière sur le chemin de sa souffrance.

- La souffrance humaine inspire la compassion, elle inspire également le respect et, à sa manière, elle intimide. Car elle porte en elle la grandeur d’un mystère spécifique. Ce respect particulier pour toute souffrance humaine (…) provient du besoin le plus profond du coeur comme aussi de l’impératif profond de la foi. C’est deux motifs semblent se rapprocher particulièrement l’un et l’autre et s’unir autour de ce thème de la souffrance : le besoin du coeur nous ordonne de vaincre la timidité et l’impératif de la foi – formulé par exemple dans les paroles de saint Paul citées au début - indique les motivations au nom et en vertu desquelles nous osons toucher ce qui semble si inaccessible en chaque homme ; car l’homme dans sa souffrance reste un mystère inaccessible.

- On a constaté que dans la souffrance se cache une force particulière qui rapproche intérieurement l’homme du Christ, une grâce spéciale. C’est à elle que bien des saints doivent leur profonde conversion, tels saint François d’Assise, saint Ignace de Loyola, etc… C’est pourquoi l’Eglise voit dans tous les frères et soeurs souffrants du Christ comme un sujet multiple de sa force surnaturelle.

Que de fois les pasteurs de l’Eglise on recours à eux, précisément parce qu’ils cherchent près d’eux aide et soutien ! L’Evangile de la souffrance est écrit sans cesse et il s’exprime dans cet étrange paradoxe : les sources de la force divine jaillissent vraiment au coeur de la faiblesse humaine. Ceux qui participent aux souffrances du Christ conservent dans leurs propres souffrances une parcelle tout à fait particulière du trésor infini de la Rédemption du monde et ils peuvent partager ce trésor avec les autres. Plus l’homme est menacé par le péché, plus sont lourdes les structures du péché que le monde actuel porte en lui-même et plus est éloquente la souffrance humaine en elle même.

Avec Marie, Mère du Christ qui se tenait au pied de la Croix, nous nous arrêtons près de toutes les croix des hommes d’aujourd’hui.

 

 JEAN PAUL II Association Bannières 2000 – Le livre 2 des Bannières p. 146

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Published by surlespasdessaintes.over-blog.com - dans Notre Dame des 7 douleurs
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