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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 21:32

            Par une nuit glaciale le 17 janvier 1871, la Vierge Marie vient en Mayenne, pour développer son unique message, l’appel à revenir vers Dieu de tout son cœur et de toute son âme. Les armées prussiennes après avoir envahi la France, affamé Paris, campent aux abords de Laval. Il n’y rentreront jamais. Vers 17 heures, la neige recouvre le paysage, Eugène Barbedette sort « simplement pour voir la nuit ». Au-dessus de la maison d’en face il aperçoit comme suspendue dans le ciel une belle Dame qui lui sourit, vêtue d’une robe bleu indigo descendant tout droit jusqu’aux pieds, parsemée d’étoiles. Un voile noir couvre la tête et une couronne d’or surmonte le voile ressemblant à un diadème (évoquant la tenue d’une femme russe). Les parents, les Sœurs de l’école, le curé du village, un saint homme, une bonne soixantaine de villageois ne voient rien du tout. Seuls les enfants sont témoins.

Apparaissent d’abord 3 étoiles très brillantes disposées en triangle, image de la Très Saint Trinité. Sur le cœur de la Dame se forme une petite croix ainsi qu’un ovale bleu foncé autour de la vision. Quatre bobèches portent une bougie à l’intérieur de l’ovale, deux à la hauteur des épaules et deux à la hauteur des genoux, ces quatre cierges rappellent les habitudes pieuses de la paroisse (Marie nous invite à dépasser nos solitudes, à vivre en Eglise).

Le curé fait prier le chapelet, et la Dame se met à grandir ainsi que l’ovale. Les étoiles se multiplient sur la robe et un radieux sourire éclaire son visage. Elle est heureuse d’accueillir les louanges et les prières de ses enfants. Chaque ave semble lui donner plus de force, de puissance, de majesté et de beauté, comme si les prières lui permettaient de combattre pour nous, d’intercéder en notre faveur.

Puis on chante le Magnificat : une banderole se déploie sous les pieds de la Dame, les enfants épellent les mots « Mais priez mes enfants ». On récite les litanies de la Sainte Vierge, une deuxième phrase apparaît « Dieu vous exaucera en peu de temps ». On chante l’Inviolata, une troisième phrase : « Mon Fils se laisse toucher ». On chante le Salve Regina, la Vierge sourit de nouveau. Le curé fait chanter un chant de pénitence le Parce Domine.

Dans les mains de la Dame se dessine une croix rouge vif sur laquelle un Christ est cloué avec au-dessus de la tête l’inscription « Jésus-Christ ». Marie a les yeux baissés, une indicible tristesse se répand sur son visage.

Une étoile, une de celles qui s’étaient amassées sous ses pieds pendant qu’Elle grandissait, pénètre dans l’ovale et successivement allume les quatre bougies puis se fixe au-dessous de celle qui domine la tête de Notre-Dame. Et Marie est triste, elle prie avec l’assistance, Elle, la Co-rédemptrice, la Mère douloureuse des hommes. Les enfants se sentent angoissés, pleurent. Après le dernier couplet de l’Ave Marie Stella, les petits voyants s’exclament « c’est tout fini ». L’apparition a duré trois heures, aucune parole n’a été prononcée. La guerre s’est arrêtée peu après.

Ass. des Bannières 2000

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Notre Dame de Pontmain
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