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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 21:42

Sainte Marie Madeleine

 

Marie la Magdaléenne doit son nom à son village d’origine, Magdala, située sur le lac de Tibériade. Elle est l’une des femmes de m’entourage de Jésus dont font mention les Evangiles et la liturgie l’honore comme celle qui fut le tout premier témoin de la résurrection du Seigneur (Mc 16, Lc 24, Jn 20).

Est elle également Marie de Béthanie soeur de Lazare et de Marthe celle qui se tient aux pieds de Jésus ? Est elle aussi la femme pécheresse repentie qui fait irruption chez Simon le Pharisien répand du parfum sur les pieds de Jésus et les baigne de ses larmes en implorant le pardon de ses péchés ? Au Xéme siècle, on célébrait à Constantinople sainte Marie Madeleine La Myrophore dont les reliques auraient été déposées dans le monastère de st Lazare en 899. Cette fête de sainte Marie Madeleine pécheresse repentie pénètre en Occident  au XIème siècle et se développe beaucoup à partir du XIIème siècle. En témoignent les nombreuses églises qui lui sont dédiées, au nombre desquels l’admirable basilique de Vézelay en Bourgogne.

Progressivement la Tradition assimilera dans un même personnage Marie de Magdala, Marie de Béthanie et Marie la pécheresse.

         Comme l’affirme la Tradition rapportée par Raban Maur au IXème siècle, elle débarqua en Provence en ce lieu devenu les Saintes-Maries-de-la-Mer puis se retira dans la solitude à la sainte Baume.

Livre  1 des Bannière sde l’Association Bannière 2000

 

Sainte Marie Madeleine, qui fut la première rappelons le à voir Jésus ressuscité passait la pus grande partie de son temps dans la contemplation et lorsqu’elle parlait « elle montrait à tous en sa personne-  dit le manuscrit d’Oxford – le modèle qu’ils devaient suivre aux pécheurs, elle se proposait comme modèle de conversion, aux pénitents, comme une preuve de certitude du pardon, aux fidèles, comme un modèle de charité pour le prochain et à tout le peuple chrétien comme une preuve de la miséricorde divine. Mile neuf cents ans avant que sainte Faustine ne soit chargée par Jésus de parler au monde de sa miséricorde, sainte madeleine en jetait les premiers germes sur le sol de notre pays ! Mais c’est dans la solitude qu’elle passa les trente dernières années de sa vie, retirée à la sainte Baume (« baumo » en provençal signifie grotte). La légende dit que sept fois le jour, de cette grotte devenue son asile, les anges l’enlevèrent et la transportèrent jusqu’au sommet du rocher qui la surplombe et que l’on a appelé le « saint Pilon ». Je dis la légende pour ne choquer personne mais de même que pour Marthe combattant la Tarasque, ne doit on pas dire comme saint Augustin : «  J’aime mieux avouer mon insuffisance à saisir des merveilles si relevées que de prononcer présomptueusement qu’elles sont le fruit de l’ignorance et de la crédulité » ?


         Saint Maximin lui apporte régulièrement l’Eucharistie, et c’est lui qui, après la mort de la sainte fera construire une première église au dessus de son tombeau, dans l’actuelle ville de saint Maximin ? Sa fête est célébrée le 22 juillet.


         Au 5 éme siècle,  saint Jean Cassien, le fondateur de plusieurs couvents et de l’abbaye de Marseille découvrit les restes de ste Madeleine et confia les reliques à la communauté des cassianites  qu’il avait fondé à Saint Maximin. Lorsque les Sarrasins attaquèrent la ville en 716 on cacha les reliques de la sainte dans le sarcophage de st Sidoine et on mura la crypte. Les pieuses reliques ne furent redécouvertes qu’en 1279 par Charles II d’Anjou, comte de Provence, neveux du roi saint Louis et futur roi de Sicile. Le pape Boniface VIII et Charles II décidèrent la construction d’une basilique digne de les abriter. La construction commença en 1295 ainsi que celle du couvent qui jouxte la basilique ; la garde de ces reliques fut confiée aux frères Prêcheurs, les Dominicains, qui s’installèrent dans le couvent jusqu’en 1957. Les pèlerinages, de même qu’à Tarascon, se multiplièrent. A la Saint Baume on construisit un couvent et hospice pour accueillir les visiteurs de plus en plus nombreux. De nombreux rois de France viendront prier en cs lieux saints. Eve Lavallière l’étoile des variétés viendra même y expier ses fautes en 1919. On voit aujourd’hui dans la basilique de Saint Maximin aux cotés des sarcophages de sainte Marie Madeleine et de Saint Maximin, ceux de sainte Marcelle, sainte Suzanne et saint Sidoine.

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Marie Madeleine
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