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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 15:21


En entrant dans la basilique de l'Immaculée Conception, sur le bas-côté droit, on peut lire gravée dans le marbre la déclaration solennelle de l'Évêque des Apparitions, Monseigneur Laurence : "Nous jugeons que l'Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et les jours suivants, au nombre de dix-huit fois, dans la grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes ; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire certaine. Nous soumettons humblement notre jugement au Jugement du Souverain Pontife, qui est chargé de gouverner l'Eglise universelle".
Cette déclaration de l'évêque de Tarbes est capitale : 4 ans après les Apparitions, le 18 janvier 1862, il les reconnaît authentiques au nom de l'Eglise.
Mgr Laurence n'a pas laissé traîner les choses : les 18 apparitions ont eu lieu du 11 février au 16 juillet 1858, et dès le 28 juillet il constitue une Commission d'enquête "pour recueillir et constater les faits qui se sont passés ou qui pourraient se produire encore dans la grotte de Lourdes ou à son occasion; pour nous les signaler, nous en faire connaître le caractère, et nous fournir ainsi les éléments indispensables afin d'arriver à une solution"...

Le premier argument de l'évêque est que Bernadette n'a pas voulu tromper : elle est sincère et son témoignage présente toutes les garanties que nous pouvons désirer. "Qui n'admire, en l'approchant, la simplicité, la candeur, la modestie de cette enfant ? Elle ne parle que quand on l'interroge ; alors elle raconte tout sans affectation, avec une ingénuité touchante, et, aux nombreuses questions qu'on lui adresse, elle fait, sans hésiter, des réponses nettes, précises, pleines d'à propos, empreintes d'une forte conviction". Et l'évêque de souligner que Bernadette n'a été ni ébranlée par les menaces, ni tentée par les offres généreuses. "Toujours d'accord avec elle-même, elle a, dans les différentes interrogations qu'on lui a fait subir, constamment maintenu ce qu'elle avait dit, sans y rien ajouter, sans en rien retrancher. La sincérité de Bernadette est donc incontestable". Mais l'évêque va plus loin dans son argumentation : sincère, Bernadette ne s'est pas trompée : "Mais si Bernadette n'a pas voulu tromper, ne s'est-elle pas trompée elle-même ? N'a-t-elle pas cru voir et entendre ce qu'elle n'a point vu et entendu ? N'a-t-elle pas été victime d'une hallucination ? Comment pourrions-nous la croire? La sagesse de ses réponses révèle dans cette enfant un esprit droit, une imagination calme, un bon sens au-dessus de son âge. Le sentiment religieux n'a jamais présenté en elle un caractère d'exaltation ; on n'a constaté chez la jeune fille ni désordre intellectuel, ni altération des sens, ni bizarrerie de caractère, ni affection morbide qui aient pu la disposer à des créations imaginaires".

Autres dates importantes :

1907 : ouverture du procès ordinaire de béatification, achevé en 1909.

1909 : le 22 septembre, 1ère exhumation du corps de Bernadette. Le corps est retrouvé intact.

1913 : le 13 août, Pie X autorise l’introduction de la Cause de béatification.

1919 : le 3 avril : 2ème exhumation pour reconnaissance du corps.

1923 : le 18 novembre, Pie XI déclare l’héroïcité des vertus.

1925 : le 18 avril, 3ème exhumation. Le corps est toujours intact. Le 14 juin, béatification de Bernadette, par Pie XI, à Saint-Pierre de Rome. Le 18 juillet, le corps de Bernadette est placé dans une châsse, le visage et les mains recouverts d’une mince pellicule de cire. Le 3 août, transfert de la châsse, du noviciat à la chapelle du couvent Saint-Gildard.

1933 : le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, canonisation de Bernadette par Pie XI.

1958 : centenaire des apparitions de Lourdes. 4 millions et demi de pèlerins.

1979 : centenaire de la mort de sainte Bernadette.

Elle meurt le 16 avril 1879 dans de grandes souffrances. Elle est inhumée dans le parc du Couvent.

En ce 8 décembre 1933, le pape Pie XI prononce solennellement la formule de la canonisation de Bernadette : « En l'honneur de la Très Sainte et Indivisible Trinité, pour l'exaltation de la foi catholique et pour l'accroissement de la religion chrétienne, par l'autorité de Notre Seigneur Jésus Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et la Notre, après une mûre délibération et ayant souvent imploré le secours divin, de l'avis de Nos vénérables frères les cardinaux de la Sainte Église Romaine, les Patriarches, les Archevêques et Évêques, Nous déclarons et définissons Sainte la bienheureuse Marie-Bernard Soubirous et l'inscrivons dans le catalogue des Saints, statuant que sa mémoire sera pieusement célébrée dans l'Église universelle le 16 avril de chaque année, jour de sa naissance au ciel. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

L’eau  Le jeudi 25 février 1858, Bernadette dit : «Aqueró (« Cela », terme utilisé par Bernadette pour désigner la Vierge Marie) me dit d’aller boire et me laver à la fontaine. N’en voyant pas, j’allai boire au Gave. Mais elle me fit signe, avec le doigt, d’aller sous la roche. J’y fus, et j’y trouvai un peu d’eau, comme de la boue, si peu qu’à peine je pus en prendre au creux de la main. Trois fois, je la jetai tellement elle était sale. A la quatrième fois, je pus.»   L’Évangile nous rapporte la scène suivante : Jésus fatigué par la route s’était assis près d’un puits. Une femme vint y puiser de l’eau. Jésus lui dit : «Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle.» (Jean 4,14). La Bible nous dit que Dieu est notre rocher. Il est le roc sur lequel nous pouvons nous appuyer.
« Il est mon Dieu, le rocher où je me réfugie,... Vive le Seigneur ! Béni soit mon Roc ! » (Psaume 17).La lumière Jour et nuit, hiver comme été, les cierges brûlent à la Grotte. Le cierge c’est la lumière de la foi. Cette lumière, c’est le Christ. «Je suis la lumière du monde. Celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres ; il aura la lumière qui conduit à la vie.» (Jean 8,12).Les foules Elles sont immenses, de toutes races, langues et nations. Les quelques pèlerins du début sont aujourd’hui 6 millions. A Lourdes, on vit déjà l’Église, rassemblement dans l’unité de tous les enfants de Dieu dispersés.Les malades Depuis la guérison de Catherine Latapie (1er mars 1858), ils affluent à Lourdes, venant chercher la guérison du corps, mais surtout la guérison du cœur, le courage de repartir et la joie de vivre.

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Bernadette
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