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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 21:31

 

Dans cette chapelle choisie par Dieu, la Vierge Marie en personne est venue révéler son identité à travers un petit objet, une médaille, destinée à tous sans distinction !

L’identité de Marie était l’objet de controverses entre théologiens depuis les premiers temps de l’Eglise. En 431 le Concile d’Ephèse avait proclamé le premier dogme marial : Marie est mère de Dieu. A partir de 1830, l’invocation « O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous » qui monte vers le ciel, mille et mille fois répétée par mille et mille cœurs de chrétiens dans le monde entier, à la demande même de la Mère de Dieu, va produire son effet !

Le 8 décembre 1854 Pie IX proclame le dogme de l’Immaculée Conception : par une grâce spéciale qui lui venait déjà de la mort de son Fils, Marie est sans péché dès le début de sa conception.
Quatre ans plus tard, en 1858, les apparitions de Lourdes vont confirmer à Bernadette Soubirous le privilège de la mère de Dieu.

Cœur Immaculé, Marie est la première rachetée par les mérites de Jésus Christ. Elle est lumière pour notre terre. Nous sommes tous, comme elle, destinés au bonheur éternel.

Une médaille, miraculeuse... pourquoi ?... lumineuse en quoi ? ... et douloureuse ?

 

LA MEDAILLE MIRACULEUSE …

 

Quelques mois après les apparitions, sœur Catherine est nommée à l’hospice d’Enghein (Paris 12e) pour soigner les vieillards. Elle se met au travail. Mais la voix intérieure insiste : il faut faire frapper la médaille. Catherine en reparle à son confesseur, le Père Aladel. En février 1832 éclate à Paris une terrible épidémie de choléra, qui va faire plus de 20.000 morts ! Les Filles de la Charité commencent à distribuer, en juin, les 2.000 premières médailles frappées à la demande du Père Aladel.

Les guérisons se multiplient, comme les protections et les conversions. C’est un raz-de-marée.

Le peuple de Paris appelle la médaille « miraculeuse ».

A l’automne 1834 il y a déjà plus de 500.000 médailles. En 1835 il y en a plus d’un million dans le monde entier. En 1839 la médaille est répandue à plus de dix millions d’exemplaires. A la mort de sœur Catherine, en 1876, on compte plus d’un milliard de médailles !

 

LA MEDAILLE LUMINEUSE…

 

Les mots et dessins gravés sur l’avers de la médaille expriment un message aux trois aspects intimement liés. O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. L’identité de Marie nous est révélée ici explicitement : la Vierge Marie est immaculée dès sa conception. De ce privilège qui lui vient déjà des mérites de la Passion de son Fils Jésus, le Christ, découle sa toute-puissance d’intercession qu’elle exerce pour ceux qui la prient.  C’est pourquoi, la Vierge invite tous les hommes à avoir recours à elle dans les difficultés de leur vie.
Ses pieds sont posés sur une moitié de boule et ils écrasent la tête d’un serpent. La demi-boule c’est le demi-globe terrestre, c’est le monde. Le serpent, chez les juifs et les chrétiens, personnifie Satan et les forces du mal. La Vierge Marie est engagée elle-même dans le combat spirituel, le combat contre le mal dont notre monde est le champ de bataille. Elle nous appelle à entrer nous aussi dans la logique de Dieu qui n’est pas la logique du monde. C’est cela la grâce authentique de conversion que le chrétien doit demander à Marie pour la transmettre au monde.

Ses mains sont ouvertes et ses doigts sont ornés d’anneaux revêtus de pierreries d’où sortent des rayons qui tombent sur la terre en s’élargissant vers le bas. L’éclat de ces rayons, comme la beauté et la lumière de l’apparition décrites par Catherine, appellent, justifient et nourrissent notre confiance dans la fidélité de Marie (les anneaux) envers son Créateur et envers ses enfants, dans l’efficacité de son intervention (les rayons de grâce qui tombent sur la terre) et dans la victoire finale (la lumière) puisqu'elle-même, première disciple, est la première sauvée.

 

LA MEDAILLE DOULOUREUSE…

 

La médaille porte sur son revers une initiale et des dessins qui nous introduisent dans le secret de Marie.

La lettre « M » est surmontée d’une croix. Le « M » est l’initiale de Marie, la croix est la Croix du Christ. Les deux signes enlacés montrent le rapport indissoluble qui lie le Christ à sa très sainte Mère. Marie est associée à la mission du Salut de l'humanité par son Fils Jésus et participe par sa compassion à l’acte même du sacrifice rédempteur du Christ.
En bas, deux cœurs, l’un entouré d’une couronne d’épines, l’autre transpercé d’un glaive.

- Le cœur couronné d’épines est le Cœur de Jésus. Il rappelle l’épisode cruel de la Passion du Christ raconté dans les évangiles, avant sa mise à mort. Il signifie sa Passion d’amour pour les hommes.

- Le cœur percé d’un glaive est le Cœur de Marie, sa Mère. Il rappelle la prophétie de Siméon racontée dans les évangiles, le jour de la Présentation de Jésus au temple de Jérusalem par Marie et Joseph. Il signifie l’amour du Christ qui habite Marie et son amour pour nous : pour notre Salut, elle accepte le sacrifice de son propre Fils.

- Le rapprochement des deux Cœurs exprime que la vie de Marie est vie d’intimité avec Jésus.
- Douze étoiles sont gravées au pourtour. Elles correspondent aux douze apôtres et représentent l’Eglise. Etre d’Eglise, c’est aimer le Christ et participer à sa passion pour le Salut du monde. Chaque baptisé est invité à s’associer à la mission du Christ en unissant son cœur aux Cœurs de Jésus et de Marie.

La médaille est un appel à la conscience de chacun, pour qu’il choisisse, comme le Christ et Marie, la voie de l’amour jusqu’au don total de soi.

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Catherine Laboure
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