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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 22:31

Jeanne de France à l’école de la Vierge

 

Jeanne considère la Vierge Marie comme son éducatrice. Son cœur, tout orienté vers l’amour de Jésus, se tourne spontanément vers la Mère pour apprendre d’elle comment plaire à Dieu. Cette attitude spirituelle, de la part de Jeanne, est rapportée par la Chronique, au passage où il est question de sa révélation de fondatrice : Elle (Jeanne), étant à l’âge de cinq ans, priait souvent la bénie Vierge qu’il lui plût de lui enseigner en quoi elle pourrait lui faire grand servie et plaisir, car c’était tout son désir de la servir, de l’honorer et de lui plaire (Chronique de l’Annonciade, éd. Heverlee (B), 1979, p. 30, désormais : Chr.) - attitude spirituelle,  non seulement des commencements, mais attitude spirituelle qui a jalonné la vie de Jeanne : plaire à Dieu ; plaire à Marie ! Plus tard, le père Gabriel-Maria, dans son petit opuscule De Confraternitate de 1513, mettra l’accent sur cette prière mariale de Jeanne dans laquelle apparaît, qu’effectivement, elle considère bien  Marie comme son éducatrice. En effet, Jeanne a l’habitude de demander à la Vierge de lui enseigner comment lui plaire, ne demandant pas d’autre grâce que de lui plaire et par Elle à la Bienheureuse Trinité (De Confraternitate, Peyruis, 1997, p. 12, désormais : DC).  Jeanne, dès son enfance, se met donc à l’école de Marie et lui demande de lui enseigner le bon plaisir du Seigneur. C’est ainsi qu’attentive aux paroles intérieures qu’elle reçoit de Marie, elle comprend trois choses qui plaisent par dessus tout à la Vierge : Il y a trois choses qui me plaisent par-dessus tout et qui m’ont toujours beaucoup plu quand je vivais sur cette terre : la première, c’est d’écouter mon Fils, ses paroles et ses enseignements. Pour les entendre, je le suivais avec les autres femmes, à travers la Galilée et partout où c’était possible. La seconde fut de méditer sur ses blessures, sur sa croix et sa Passion. C’est pourquoi, j’allais fréquemment après son Ascension dans les lieux où il avait souffert. La troisième réside dans le très Saint-Sacrement de l’autel, ou la messe, pour laquelle j’eus les plus grands respects et dévotion. Et la Vierge d’ajouter : Fais cela et tu vivras, tu plairas beaucoup à mon Fils et à moi. (DC, 12-13).

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Jeanne de France
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