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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 22:09

Un jour nous dit la chronique de l'Annonciade, Jeanne dit au Père Gabriel Maria qu'elle se sent « contrainte » par Dieu et par sa Mère bénie de lui révéler le secret de son coeur. « Mon Père, par la grâce de mon Dieu et non par mes mérites, alors que je n'avais encore que cinq ans, un jour, comme j'étais à la messe, devant l'image de la Vierge Marie et du crucifix, une chose vint me frapper en mon coeur et me dit :

« Avant ta mort, tu fonderas une religion de la Vierge Marie et se faisant, tu me feras un grand plaisir et un honneur à la très digne Mère de Dieu. »

 Un jour elle priait la Vierge Marie afin « de connaître de quelle vie elle devrait vivre ainsi que les religieuses de son Ordre ». Elle entendit en elle-même cette parole : « Fais écrire tout ce qui est écrit en l'Évangile que j'ai fait en ce monde, fais-en une Règle et trouve moyen de la faire approuver du Siège Apostolique. Sache que pour toi et pour tous ceux et celles qui voudront la garder  c'est la voie sûre d'accomplir le plaisir de Dieu. » Elle confie alors au Père Gabriel Maria, franciscain, la rédaction du texte. Celui-ci va rechercher dans les Évangiles tous les passages où il est question de la Vierge Marie : Il trouva que les évangélistes ont seulement fait mention de dix vertus, à savoir : Pureté, Prudence, Humilité,  Foi, Louange, Obéissance, Pauvreté,  Patience, Charité, Compassion 

Ce n'est pas un code d'observances, mais plutôt l'expression d'une manière de vivre sous le regard de Dieu, à l'exemple de Marie. Ainsi, pour plaire à Dieu, les soeurs « n'auront à suivre que la Vierge Marie et sa vie rapportée au saint Évangile.»

 

La première : c’est d’être mon avocate dans tes conversations et tes paroles. Tu chercheras à établir la paix entre tous ceux au milieu desquels tu habites. Tu ne diras rien d’autre que des paroles de paix, soucieuse du salut des âmes. Tu n’écouteras pas les paroles honteuses ou médisantes et dès que tu verras quelques pécheurs, tu diras dans ton cœur : « il faut sauver ces pauvres gens », car Dieu a permis qu’ils pèchent en ta présence pour voir, lui Dieu, comment tu voudrais prier pour eux et quel labeur tu entreprendrais pour pouvoir les sauver. Excuse-les auprès de Dieu afin d’être, comme je l’ai dit, l’avocate et le défenseur de tous.

La seconde : c’est, le matin à ton réveil, de te recueillir devant la Passion au point non seulement de penser aux blessures de mon Fils, mais encore de souffrir quelque douleur et tribulation pour mon Fils et tu te réjouiras dans ton cœur quand quelqu’un t'injurie ou te persécute.

La troisième : c’est de t’efforcer, à la messe et au très Saint Sacrement de mon Fils, de manifester ton respect en écoutant la messe, au moins une fois chaque jour si tu peux. Et quand le Corps du Christ est porté en procession ou à des malades, tu t’y associeras avec respect. Si tu le peux, tu ne permettras pas qu’il y ait des corporaux sales dans les églises, mais tu travailleras à en donner et à les laver afin que tous les ornements d’autel, aussi bien les palles que les corporaux, soient propres. Car il plaît beaucoup à mon Fils et à moi de constater cette dévotion envers le Saint Sacrement chez les chrétiens. »                                       

Père Gabriel-Maria, ofm en 1513

 

 

Acte de consécration à la Sainte Vierge Marie

 

En présence de Dieu tout-puissant, Père, Fils et Saint-Esprit, et en prenant à témoin le ciel et la terre, je déclare solennellement que moi N... très librement, de tout l’élan mon cœur, reconnais aujourd'hui l’Immaculée Vierge Marie pour ma mère et ma souveraine.

 

Et par la profonde et émouvante opération que produisit dans son cœur très pur ; la parole efficace du Verbe tout-puissant, son Fils Jésus, quand, sur le point de mourir, il la fit notre mère et nous la donna comme telle sélectionnée en la personne de l'apôtre Jean sur le calvaire ; par l'ineffable affliction de son âme toute innocente, tandis qu'elle contemplait sur le corps inanimé du sauveur les blessures cruelles qui le couvraient de la tête au pied et particulièrement les cinq plaies des mains, des pieds et du côté.

Je la supplie, malgré ma misère et mes péchés, de daigner me reconnaître pour son enfant et de me recevoir avec bonté par son serviteur et esclave volontaire et perpétuel.

J'offre ici à la bienheureuse Trinité les plus ardentes actions de grâces pour tous les dons et prérogatives qu'elle a daigné octroyer à Marie et je demande à Dieu qu'elle soit glorifiée pleinement dans l'univers.

Dès maintenant, donc, et pour toujours, je vous consacre ô Marie ma très sainte mère, mon cœur, mon âme, tout ce que je suis, et tout ce qui m'appartient ; et je prends l'engagement et jure solennellement de défendre votre honneur sans m'exposer jamais à porter atteinte à votre gloire.

Je me confie enfin en votre protection et me jette en votre cœur très pur de mère de Dieu, modèle très saint est très parfait dans lequel je veux mouler et former le mien. Et je vous demande et vous supplie de m'accorder votre esprit pour aimer et révérer Jésus mon rédempteur et mon divin Roi, pour le suivre et l'imiter aussi parfaitement que possible avec votre persévérante et héroïque fidélité jusqu'à la fin de ma vie.

Mère, voici votre fils ; montrez que vous êtes ma mère.

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Jeanne de France
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