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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 22:45

VI. Stabat Mater

1. Où l’Eglise célèbre et chante debout ! La Mère était debout… Pourquoi insister sur ce détail ? La tradition y voit, là aussi, plusieurs significations. J’aime à croire que la Vierge Marie en vivant la Passion de son fils, debout, annonçait déjà sa Résurrection et cette humanité relevée, ce peuple de fils qui célèbre debout la mort et la résurrection de son Seigneur, qui proclame debout sa dignité de fils, de peuple racheté et saint. Et c’est pourquoi, la sainte liturgie nous fait célébrer debout une grande partie de la louange divine. En cela également les chrétiens se différencient des autres religions qui se prosternent et n’osent lever les yeux vers Dieu. Se tenir debout parce que Dieu nous a relevés et qu’il a fait de nous non plus ses serviteurs mais ses fils.

 

VII. Pentecôte

1. En Eglise avec Marie. « Les actions liturgiques ne sont pas des actions privées, mais des célébrations de l’Eglise, qui est « le sacrement de l’unité », c’est à dire le peuple saint réuni et organisé sous l’autorité des évêques ». Voilà ce que nous enseigne Sacrosanctum concilium au n° 26. C’est l’image que nous livre l’Evangile au jour de la Pentecôte. Les disciples assidus à la prière avec Marie, la Mère de Jésus. Marie modèle du disciple qui est unie à l’Eglise. Mon attention est attirée par le mot assidu. Ce mot rejoint peut-être la recommandation de Sainte Jeanne qui désire que ses filles acquièrent la « science des sciences : savoir louer Dieu. » (S.M. 92). Les disciples aux premiers jours n’ont eu de cesse de méditer, d’approfondir la parole du Seigneur et de la célébrer dignement, il suffit de se reporter aux lettres de Saint Paul pour s’en convaincre. Dans la fidélité à cet enseignement, Sainte Jeanne réclame que l’on mette le plus grand soin à préparer les célébrations, à apprendre l’art du chant, elle ne supportait en cette matière aucune négligence. Il ne faut pas craindre d’investir du temps, de l’énergie et des compétences en ces matières. Mais me direz-vous, comment voulez-vous faire quand nous sommes peu nombreuses et avons peu de moyen. Je répondrai ceci : La qualité ne rime pas avec complexité, une musique de qualité n’est pas une musique difficile à exécuter, ce n’est pas non plus une  musique facile ou quelconque. En liturgie la musique et le chant sont toujours au service du texte ou du rite qu’ils accompagnent ; si ce n’est pas le cas, il vaut mieux les éviter. Ainsi, si l‘on a peu de moyens, on doit pouvoir s’adapter à l’assemblée qui célèbre sans sacrifier la justesse des rites, l’harmonie, en un mot la beauté. Tout ce qui touche au culte divin demande d’être authentique vrai et beau. Dans la vie de la Vierge Marie, tout est juste c’est à dire ajusté en toute chose, ni trop, ni trop peu, simple mais tourné intérieurement vers l’invisible.

 

VIII. Assomption

1. La prière liturgique : ouverture sur l’eschatologie, l’invisible et l’éternel. La Vierge Marie dans la plénitude de son être rejoint son Fils au jour de son Assomption. Elle nous précède et nous annonce ce qui est notre devenir, elle soutient notre espérance. Je reprends le n° 8 de Sacrosanctum concilium : « Dans la liturgie terrestre nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte cité de Jérusalem à laquelle nous tendons comme des voyageurs, où le Christ siège à la droite de Dieu, comme ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle. Avec toute l’armée de la milice céleste, nous chantons au Seigneur l’hymne de gloire ; en vénérant la mémoire des saints, nous espérons partager leur société ; nous attendons comme Sauveur notre Seigneur Jésus-Christ, jusqu’à ce que lui-même se manifeste, lui qui est notre vie, et alors nous serons manifestés avec lui dans la gloire. » La liturgie nous maintient dans cette vision d’espérance qui est notre vocation : la contemplation éternelle de Dieu et sa louange. Je crois qu’il ne faut pas avoir peur de l’exprimer, de la célébrer, et de maintenir dans nos célébrations cette dimension verticale, cette ouverture sur l’invisible ; invisible mais réel.

2. Les promesses sont accomplies. Ainsi, par la liturgie, nous affirmons que les promesses du Seigneur sont déjà accomplies. Le Christ est présent dans toutes les actions liturgiques de son Eglise. « Par suite, toute célébration liturgique, en tant qu’œuvre du Christ prêtre et de son Corps qui est l’Eglise, est l’action sacrée par excellence dont nulle autre action de l’Eglise ne peut atteindre efficacité au même titre et au même degré. » n° 7. L’humanité est réintégrée dans sa condition première et, mieux, elle est sauvée, rachetée et unie au Christ comme son Epouse bien-aimée.

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Published by Sur les Pas des Saintes - dans Sainte Jeanne de France
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